Adrien Dufresne (1904 -....?...) fut architecte. Il est l'auteur des plans de la basilique Notre-Dame-du-Cap.
Né en 1904, Adrien Dufresne fit ses études à l'école des Beaux-Arts de Québec de 1924 à 1930. Il perfectionna ensuite son art en Europe, et rencontra le moine bénédictin architecte Paul Bellot avec lequel il correspondait depuis 1926.
De retour au Canada, Adrien Dufresne correspondit toujours avec Dom Bellot et finit par l'inviter au Québec en 1935 pour donner une série de conférence sur le renouveau des arts sacrés. Outre Adrien Dufresne, Paul Bellot eut deux autres grands disciples au Québec: Edgar Courchesne et Dom Claude-Marie Côté.
Fortement influencé par le rationalisme constructif que pratiquait son mentor, Adrien Dufresne en assimila tôt les fondements et construisit au Québec une douzaine d'églises à saveur "dombellotiste". Citons entre autres l'église Sainte-Thérèse-de-l'Enfant-Jésus à Beauport et l'église Notre-Dame-de-la-Paix à Québec, l'église Sainte-Sophie de Mégantic et l'église Sainte-Thérèse-de-l'Enfant-Jésus de Cowansville. L'œuvre majeure d'Adrien Dufresne demeure néanmoins la basilique Notre-Dame-du-Cap à laquelle il a consacré une bonne partie de sa vie.
Adrien Dufresne proposa quatre projets pour la basilique Notre-Dame-du-Cap entre 1944 à 1955.
Le premier projet de Dufresne contenait une longue nef rectangulaire terminée par un chœur semi-octogonal. Il ne renfermait pas d'innovation particulière, reprenant la disposition longitudinale des églises traditionnelles.
Plus novatrice, la deuxième proposition s'articulait autour d'un plan en croix. Un imposant campanile détaché de la masse du temple et du double de sa hauteur s'élèvait à gauche de son portail. L'innovation de ce plan reposait sur l'autel placé à la croisée du transept. Mise en scène au milieu des fidèles, la célébration devait ainsi acquérir une plus grande dynamique, suggérant une participation active des croyants.
Le troisième projet de l'architecte était plus achevé. Le plan plus compact était de forme carrée, accroissant ainsi l'intimité du lieu. Il comprenait à sa périphérie une série de petites chapelles.
Certaines constantes dans les trois premières propositions semblaient avoir fait germer le parti final de la basilique Notre-Dame-du-Cap. Les trois propositions semblaient vouloir se contenir dans un volume sans colonnes, les trois contenaient le même portail monumental flanqué de deux bras ouverts qui agissaient comme rampes d'accès. Enfin, les trois projets étaient définis par une grande rigueur géométrique d'où transparaissait une obsession évidente pour la figure octogonale. Les ressemblances entre ces trois projets et le plan final soulignent à quel point Adrien Dufresne était à ce moment en pleine possession de ses moyens et qu'il avait assimilé les préceptes de la nouvelle architecture enseignés par son maître. Adrien Dufresne les avait interprétés à sa manière, affirmant son propre style personnel. L'architecte, alors âgé de 50 ans, était au sommet de son art.
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