Architecture sous le Régime français

L'architecture en Nouvelle-France fut d'abord et surtout utilitaire. Aussi, les plus grands architectes de cette époque: Jacques LeVasseur de Néré, le chevalier Josué Dubois-Berthelot de Beaucours (gouverneur de Trois-Rivières de 1730 à 1733), Louis Franquet et Chaussegros de Léry furent-il d'abord ingénieurs militaires et travaillèrent surtout aux fortifications du roi en Nouvelle-France. C'est Chaussegros de Léry qui dressa notamment les plans de la maison des gouverneurs de Trois-Rivières, sur le Platon (3 novembre 1720), d'un château fortifié au fort Niagara (1726), du nouveau palais de l'intendant (1726) et de la redoute royale (1727) à Québec, du fort Saint-Frédéric à la Pointe-à-la-Chevelure (1737), de la nouvelle cathédrale de Québec (1745) et des forges du roi à Québec (1749).
Les ressources du pays déterminaient les matériaux à utiliser et le climat fixait les exigences des constructions. Le talent des architectes se manifestait principalement dans les édifices publics, qui étaient souvent en pierre naturelle ou en pierre taillée. Ces édifices étaient ceux du gouvernement (maisons du roi, magasins et casernes militaires, prisons, redoutes et autres ouvrages de défense), mais aussi les édifices cultuels ou religieux: églises et chapelles, presbytères et couvents.
L'architecture domiciliaire variait selon les régions. Les maisons du gouvernement de Montréal semblaient venues directement de Bretagne, tandis que celles du gouvernement de Québec étaient plutôt d'inspiration normande. Entre ces deux types caractérisés, les maisons du gouvernement de Trois-Rivières laissaient place à beaucoup de variété.

DateInconnue
CollectionEncyclopédie Trifluviana
Source En collaboration, "L'architecture trifluvienne, XVIIe-XXe siècles", dans: Patrimoine trifluvien (bulletin annuel d'histoire de la Société de conservation et d'animation du patrimoine de Trois-Rivières), no 13, octobre 2003, p. 5. Daniel ROBERT, "La vie culturelle trifluvienne, XVIIe-XXe siècles", dans: Patrimoine trifluvien (bulletin annuel d'histoire de la Société de conservation et d'animation du patrimoine de Trois-Rivières), no 10, août 2000, p. 5-6.

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