Voir aussi Boulevard Arthur-Rousseau
Arthur Rousseau, fondateur de la Maison funéraire Rousseau et Frères, fut maire de Trois-Rivières de 1941 à 1949. Il décéda en 1994.
En 1926, Arthur Rousseau épousa Anaïs Allard, de Sainte-Monique (soeur aînée du futur général Jean-Victor Allard, chef d'état-major des Forces armées canadiennes en 1966). L'année suivante (1927), il ouvrit un centre funéraire.
Appuyé par son épouse Anaïs Allard (fondatrice des Jeunesses musicales du Canada en 1949) qui protégeait la musique, le chant et la danse, Rousseau apparaissait comme un ami des arts et des lettres. C'est lui qui, en 1946, dota Trois-Rivières de sa première bibliothèque municipale.
Le 11 juin 1948, l'évêque de Trois-Rivières, Mgr Georges-Léon Pelletier, adressa une lettre au maire Rousseau le félicitant de son attitude énergique contre "les mauvaises publications".
Membre de tous les mouvements sociaux et charitables, il entretenait des relations correctes, mais sans plus, avec le député de Trois-Rivières et premier ministre du Québec, Maurice L.-Duplessis. Mais, en 1949, après huit ans d'une sage et bonne administration, Rousseau fit face à un adversaire libéral: J.-Alfred Mongrain.
En 1951, durant l'enquête sur l'effondrement du pont Duplessis, l'électorat trifluvien fut appelé à se prononcer à nouveau. L'ancien maire Rousseau était sur les rangs contre le maire sortant, J.-A. Mongrain dont Duplessis ne souhaitait pas la réélection. Rousseau refusa de participer à une assemblée contradictoire contre Mongrain. Ce dernier fit alors enregistrer un discours de son adversaire et le fit écouter pendant l'une de ses propres assemblées, réfutant phrase par phrase les arguments de Rousseau. La méthode Mongrain connut un succès retentissant. Le 17 septembre 1951, Mongrain fut réélu au poste de maire de Trois-Rivières.
Du mariage d'Arthur Rousseau et Anaïs Allard (décédée le 15 février 1971) naquirent sept enfants.
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Arthur Rousseau et son épouse Anaïs Allard furent propriétaires de la maison Burns. Cette maison de pierre était située au 1350 rue Royale, angle des Volontaires (actuel terrain de stationnement de l'édifice « Place Royale »). Elle avait été construite à la fin du XVIIIe siècle ou au début du XIXe par Philippe Burns, grand-connétable de Trois-Rivières. Ils l'avaient acquise en 1940 de la succession L.-Gaspard Jourdain. Elle fut vendue en 1963 aux propriétaires du futur édifice « Place Royale », puis démolie en décembre 1965.