En 1918 et 1919, l'Association catholique de la jeunesse canadienne (A.C.J.C.) publia le journal L'Éveil dirigé par l'avocat Louis Delavoie Durand (1888-1965). Parlant de santé, de logement, de développement durable et même de culture (sous la plume d'un jeune musicien, Joseph-Antonio Thompson), le journal L'Éveil dénonçait le Conseil de Ville de Trois-Rivières et son "orgie de dépenses insensées". Il demandait la mise sur pied d'une commission d'embellissement et d'une autre pour le "town planning" (l'urbanisme). Même après la disparition du journal, l'A.C.J.C., appuyée par des prêtres (Lionel Groulx, Albert Tessier) poursuivit sa lutte pour obtenir des services en français dans les trains et les gares, notamment celles de Trois-Rivières et de Shawinigan.
En 1948, les mouvements nationalistes et patriotiques, dont l'A.C.J.C. menèrent une campagne en faveur de l'adoption officielle d'un drapeau national de couleur bleu royal, à croix blanche et à fleurs de lys. Chaque année, le 24 juin, la Société Saint-Jean-Baptiste (SSJB) de Montréal organisait des défilés mettant le drapeau à l'honneur. Le fleurdelisé était devenu l'emblème populaire des Canadiens-Français.