L'Association des citoyens des Trois-Rivières fut fondée le 11 mars 1910. Parmi les membres fondateurs se trouvaient: C. R. Whitehead, Charles N. De Blois, P.-V. Ayotte, T. Tebbutt, J.-L. Fortin et J.-Alfred Charbonneau.
En 1910, l'Association des citoyens des Trois-Rivières publia une nouvelle édition de l'Album illustré des Trois-Rivières qui avait d'abord paru en 1903. On lit dans ce nouvel album intitulé La Cité des Trois-Rivières (page 22):
" Les boutiques de détail sont grandes, bien aménagées et dirigées par des hommes d'affaires
compétents. Tous les commerçants, pour la plupart, sont propriétaires de leurs propres magasins, de
façon qu'ils peuvent subvenir aux besoins d'une ville deux fois plus grande.
" Quand l'étranger arrive par le port des Trois-Rivières, il est agréablement surpris de voir cette longue
suite de rues larges et bien entretenues, bordées de magasins nouvellement reconstruits selon les goûts
et les idées modernes. À la vue de ces maisons de commerce nombreuses et importantes se dégage l'idée
frappante que l'une des plus anciennes villes du Canada vient subitement de se moderniser et se sent de
taille à rivaliser avec les jeunes villes de l'Ouest par son esprit d'entreprise et sa vitale énergie ".
L'album nous donne ainsi un portrait de la ville reconstruite et des commerces à nouveau établis dans des immeubles tout neufs, modernes, dont la plupart sont encore aujourd'hui existants et offrent une architecture harmonieuse.En 1929, l'Association des citoyens de Trois-Rivières était présidée par Georges-Henri Robichon. En 1929, la Ville de Trois-Rivières décida de démolir le "kiosque à fanfare" du parc Champlain et de le remplacer par un autre "de dimensions plus considérables et d'une architecture de meilleur goût" (Le Nouvelliste, 2 mars 1929). D'un diamètre de 40 pieds, il comprenait une base en béton armé, qui servait de rez-de-chaussée, une plate-forme ceinte d'une balustrade en fer forgé et un toit de bardeaux. Le projet, qui prévoyait l'installation d'un restaurant au rez-de-chaussée, provoqua une vive contestation des propriétaires autour du parc. Une requête fut présentée en Cour supérieure par l'Association des citoyens, présidée par Georges-Henri Robichon. Le kiosque-restaurant, faisait-on valoir, "nuira à la beauté du parc, y sera cause d'ennuis, diminuera la valeur des propriétés environnantes". Il fut finalement construit, en bordure du parc d'abord, puis relocalisé au centre en 1933.
