Voir aussi Communauté des Ursulines de Trois-Rivières, Musée des Ursulines, Monastère des Ursulines, Cimetière des Ursulines de Trois-Rivières
La chapelle du Sacré-Coeur des Ursulines de Trois-Rivières fut rénovée et agrandie en 1896-1897 d'après des plans des architectes des frères Georges F. et Joseph Héroux, de Yamachiche, et sous la supervision du chapelain, le grand-vicaire Louis-Sévérin Rheault. La façade fut modifiée et construite en pierres bosselées, ornée de pierres de taille aux angles et aux fenêtres. Un imposant dôme fut aussi construit: comprenant 16 fenêtres cintrées flanquées de colonnes au chapiteau, de style corinthien, le tout entouré d'une balustrade en métal ouvragé (les frères Héroux ont réalisé une coupole presque identique à celle des Ursulines pour l'église de Yamachiche, incendiée en 1957) et compte six fresques réalisées par le fresquiste italien Luigi Capello. Un deuxième jubé fut ajouté, sans doute à la même époque. L'autel, la crédence de style Louis XV et les tableaux qui ornaient la chapelle de 1808 ont été conservés. L'orgue, manufacturé par L.-P. Beaulieu, fut rénové en 1958 par Maurice Guilbault. La statue du Sacré-Cœur réalisée en 1897 et a été couronnée en 1907. À gauche, le chœur des religieuses se trouve dans les murs de l'ancienne maison du gouverneur de Ramezay. À droite, il y avait le petit chœur destiné aux élèves et aux Sœurs angélines. Avant le concile Vatican II, une grille séparait le chœur des religieuses du reste de la chapelle, puisque les Ursulines étaient des moniales.
Au moment de sa reconstruction, en 1808, la chapelle du Sacré-Coeur (actuelle) était la septième chapelle de la communauté des Ursulines, après celles de 1697, 1700, 1716, 1752 (chapelle temporaire), 1753 et 1806 (chapelle temporaire).
Les Ursulines possédèrent plusieurs autres maisons dont chacune disposait d'un oratoire.
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Dans une liste incomplète de 60 décès enregistrés à l'hôpital des Ursulines de 1705 à 1816, on compte trois inhumations dans la chapelle des Ursulines.
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En mai 1909, les Ursulines acceptèrent de céder une lisière (100 pieds de longueur sur 4 pieds de largeur) de leur terrain, devant la chapelle, à la Ville de Trois-Rivières pour lui permettre de déplacer le trottoir et de redresser à nouveau la rue Notre-Dame. Cette fois, la Ville s'engageait à remplacer l'enceinte de pierre par une clôture en planches, placée en deçà du pilastre de la chapelle et à 3 pieds de distance à l'angle du monastère, de même qu'à installer "une barrière pour laisser entrer le charbon".
