Christophe PÉLISSIER (I)

Christophe Pélissier (on écrit parfois Pellissier mais il signait Pélissier) (1728- c.1800) fut écrivain du roi et directeur des Forges du Saint-Maurice, sous le nom Christophe Pélissier et Associés, de 1767 à 1778. Il épousa la fille de son ami, l'orfèvre Ignace-François Delezenne, dont la production était essentiellement destinée à la traite des fourrures.

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Fils de François-Christophe Pélissier, marchand, et d'Agathe Martaud La Rigaudière, Christophe Pélissier naquit le 29 avril 1728 à Lyon, France, dans la paroisse Saint-Pierre et Saint-Saturnin.

Christophe Pélissier semble être arrivé à Québec vers 1752 pour y travailler comme écrivain du roi. C'est probablement en juin 1756 qu'il a son premier contact avec les Forges du Saint-Maurice lorsqu'il achète la maison de Barthélemy Sicard dit Marseille, à Trois-Rivières, en tant que procureur de Jacques Zorn, négociant de Québec. Le sieur Zorn s'absente cependant du pays avant d'avoir payé Pélissier et ce dernier revient à Trois-Rivières, en juin 1758 et février 1759, lors du procès concernant la remise en vente de cette maison et les sommes qui lui sont dues. Le 2 avril 1759, Jacques Zorn est condamné à payer à Pélissier la somme de 6 242ª 10s., mais celui-ci ne récupère que 2 500ª.

En mars 1767, Pélissier dresse l'inventaire des propriétés et de l'outillage des Forges du Saint-Maurice, qu'il désire louer. De 1760 à 1764, les forges avaient été sous l'administration du gouvernement militaire et avaient produit des quantités appréciables de fer. Elles étaient tombées sous la juridiction du gouvernement civil en septembre 1764; Hector Theophilus Cramahé, envoyé du gouverneur Murray, avait fermé l'entreprise au printemps de 1765 et renvoyé le directeur, François Poulin de Courval, et les ouvriers, ne laissant sur les lieux que quelques militaires. Le 9 juin 1767, le lieutenant-gouverneur Guy Carleton signe, au nom du roi, un bail d'une durée de 16 ans accordant à Christophe Pélissier ainsi qu'à Alexandre Dumas, Thomas Dunn, Benjamin Price, Colin Drummond, Jean Dumas Saint-Martin, George Allsopp, James Johnson et Brook Watson la location d'une vaste superficie de terrain sur laquelle se trouvent les Forges du Saint-Maurice, et qui inclut le fief et la seigneurie de Saint-Maurice, ainsi que d'autres terrains adjacents. Ils ont le privilège d'y couper du bois, d'y ériger tout édifice jugé nécessaire et d'y exploiter les mines de toutes sortes, sauf celles d'or et d'argent, contre la somme annuelle de £25, cours de la province de Québec (£18 15 shillings, cours de Grande-Bretagne). Les associés s'engagent à remettre en bon état les constructions déjà existantes, abandonnées depuis deux ans. Le 4 avril 1771, Pélissier achète les parts de Dunn, Drummond, Allsopp et Watson; il avait acquis auparavant celles de Johnston, dont celui-ci avait fait l'acquisition au nom de la société qu'il avait formée avec John Purss. Cette même année, la compagnie dépense plus de £4 500 dans les forges pour les relever de leur piètre état et réussit à fabriquer du fer de très bonne qualité. Toujours en 1771, Pierre Fabre dit Laterrière est nommé agent des actionnaires, à Québec, chargé d'y vendre leurs produits. Quatre ans plus tard, il s'installe aux forges en tant qu'inspecteur. Dans ses Mémoires, il décrit l'endroit comme "des plus agréables". D'après lui, les forges rapportaient de

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DateInconnue
CollectionEncyclopédie Trifluviana
SourceDaniel Robert, Fichier d'accès rapide à l'histoire, Société de conservation et d'animation du patrimoine de Trois-Rivières. François DE LAGRAVE, Au pays des Cyclopes: Saint-Michel-des-Forges, 1740-1990, Trois-Rivières, Corporation communautaire de Saint-Michel-des-Forges, 1990, 1087 pages. M.-F. FORTIER, Dictionnaire biographique du Canada en ligne, juillet 2005. Daniel ROBERT, "La vie culturelle trifluvienne, XVIIe-XXe siècles", dans: Patrimoine trifluvien (bulletin annuel d'histoire de la Société de conservation et d'animation du patrimoine de Trois-Rivières), no 10, août 2000, p. 21. Benjamin SULTE, Les Forges Saint-Maurice, Montréal, G. Ducharme Libraire-éditeur, coll. "Mélanges historiques" vol. 6, 1920, 216 p. Albert TESSIER, Les Forges Saint-Maurice, Trois-Rivières, Éditions du Boréal Express.

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