Commune de Trois-Rivières (III)

Voir aussi Moulins à vent de la Commune de Trois-Rivières, Paroisse Saint-Philippe de Trois-Rivières

(suite de la fiche précédente)

Vers 1843, au moment où l'on commençait à mettre en place un véritable réseau d'écoles à Trois-Rivières, le territoire de ce qui allait devenir la paroisse Saint-Philippe était très peu habité. Les champs, qui s'étendaient presque à perte de vue, servaient de pâturage communautaire. Seules quelques maisons bordaient les rues Notre-Dame et Saint-Philippe entre des Forges et Guilmour (McDougall). Là, à proximité du port, se développait une concentration de fabriques artisanales: fonderies, brasseries, fabriques d'huile, potasseries.

Les enfants d'âge scolaire fréquentaient sans doute l'école d'Éléonore Mathilde Labarre dans la maison de Denis Genest Labarre, vraisemblablement sur la rue Notre-Dame, ou l'école d'Eulalie Badeaux (veuve de Narcisse Turcotte) sur la rue Royale (1848).

En 1850, la Corporation des syndics de la Commune fut dissoute et la municipalité se vit confier par le gouvernement le droit d'administrer cette terre publique et d'en lotir une partie à des fins résidentielles (Acte pour transférer au Conseil municipal de la municipalité des Trois-Rivières l'administration de la Commune de la même ville..., 13-14 Vict., c. 104, 24 juillet 1850). Peu à peu, les ouvriers, débardeurs, charretiers y furent attirés par la proximité des lieux de travail, donnant naissance à un nouveau quartier de la ville. De nouvelles rues se couvrirent d'habitations.

En 1861, la Commune de Trois-Rivières comptait déjà 316 terrains concédés:
- 54 sur la rue Notre-Dame, côté sud-est et 80 sur le côté nord-ouest;
- 56 sur la rue Saint-Philippe, côté sud-est et 42 sur le côté nord-ouest;
- 39 sur les rues Badeaux et Saint-Georges, côté nord-est, et
- 45 sur Saint-Georges, côté nord-ouest.

Vers 1870, la Commune n'offrait déjà plus tout l'espace désiré pour le pâturage, mais les constructions dans la Commune, au nord de la rue Notre-Dame, ne dépassaient pas la rue Bureau à l'ouest
(suite sur la fiche suivante)

DateInconnue
CollectionEncyclopédie Trifluviana
SourceDaniel Robert, Fichier d'accès rapide à l'histoire, Société de conservation et d'animation du patrimoine de Trois-Rivières. Daniel ROBERT, "Les petites écoles à Trois-Rivières, XVIIe-XXe siècles", dans: Patrimoine trifluvien (bulletin annuel d'histoire de la Société de conservation et d'animation du patrimoine de Trois-Rivières), no 5, avril 1995, p. 12 et 13. Daniel ROBERT, "Les parcs et lieux publics de Trois-Rivières, XVIIe-XXe siècles", dans: Patrimoine trifluvien (bulletin annuel d'histoire de la Société de conservation et d'animation du patrimoine de Trois-Rivières), no 6, mai 1996, p. 3, 6, 8 et 12. Daniel ROBERT, "Le domaine des Ursulines de Trois-Rivières et l'espace urbain, XVIIe-XXe siècles", dans: Patrimoine trifluvien (bulletin annuel d'histoire de la Société de conservation et d'animation du patrimoine de Trois-Rivières), no 7, juin 1997, p. 9, 18, 19 et 26. Daniel ROBERT, "Le patrimoine religieux de Trois-Rivières - Les établissements paroissiaux", dans: Patrimoine trifluvien (bulletin annuel d'histoire de la Société de conservation et d'animation du patrimoine de Trois-Rivières), no 8, juin 1998, p. 9. Daniel ROBERT, "Les toponymes", dans: Carnet du patrimoine (bulletin de liaison de la Société de conservation et d'animation du patrimoine de Trois-Rivières), numéro spécial, juin 1998, p. 10. Daniel ROBERT, "Trois-Rivières et Duplessis", dans: Patrimoine trifluvien (bulletin annuel d'histoire de la Société de conservation et d'animation du patrimoine de Trois-Rivières), no 9, juin 1999, p. 19. Daniel ROBERT, "Le patrimoine industriel et manufacturier de Trois-Rivières, XVIIe-XXe siècles", dans: Patrimoine trifluvien (bulletin annuel d'histoire de la Société de conservation et d'animation du patrimoine de Trois-Rivières), no 12, juin 2002, p. 5 et 19.

Poster le commentaire