Corinne BEAUCHEMIN

Corinne Beauchemin (1885-1972) fut écrivaine sous le pseudonyme de « Moïsette Olier ».

Fille de Jean-Baptiste Beauchemin et d'Azélie Meunier, Corinne Beauchemin naquit dans le village de Saint-Michel-des-Forges, près de Trois-Rivières, le 30 septembre 1885. Après des études chez les Ursulines de Trois-Rivières, elle épousa le docteur Garceau et s'établit à Shawinigan en 1927; elle y demeura jusqu'en 1944.

Durant cette période (1927-1944), elle participa activement à la vie culturelle du Québec, liée de très près au monde du livre. Elle connaissait tous les nouveaux courants de pensée et mouvements avant-gardistes en littérature et en philosophie, essayant de comprendre les valeurs nouvelles et traditionnelles. Dans sa maison, elle tenait des soirées musicales et littéraires. Durant l'hiver 1937, elle prononça une causerie sur les livres et la lecture; elle déplora alors notre « dangereuse apathie » à l'égard des livres.

Les romans de Corinne Beauchemin alias Moïsette Olier ont fait l'objet de critiques dans Le Bien Public (Trois-Rivières), Le Nouvelliste (Trois-Rivières), Le Devoir (Montréal) et La Presse (Montréal). Elle publia:
- L'Homme à la physionomie macabre, 1927 (paru aussi en feuilleton dans Le Bien Public (Trois-Rivières), numéros 48 à 63);
- Cendres, 1933 (paru aussi en feuilleton dans Le Bien Public (Trois-Rivières), numéros 3 à 28);
- Mademoiselle Sérénité, Éditions Le Nouvelliste, 1936;
- Poème en prose, Le Saint-Maurice, 1932;
ainsi que des contes et nouvelles parus dans divers journaux et revues de la Mauricie.

Corinne Beauchemin s'établit à Montréal en 1944. Elle passa les dernières années de sa vie dans une maison de retraite. De santé fragile, elle meublait sa solitude par les livres. Attentive à ne pas - selon son expression - « devenir un légume », elle courait les conférences et les concerts. Puis, peu à peu, elle se laissa gagner par l'ascèse franciscaine (application à la pratique des vertus par des privations, etc.) et n'aspira plus qu'à une vie spirituelle intense. Elle décéda à Montréal le 17 juin 1972 à l'âge de 87 ans. Dans ses archives personnelles, on retrouva des dizaines de lettres à des personnalités culturelles telles que Mgr Albert Tessier, Clément Marchand et Adrienne Choquette.

Corinne Beauchemin était membre de la Société des écrivains du Canada. Clément Marchand et Mgr Albert Tessier plaçaient Moïsette Olier en tête de liste des écrivains de la Mauricie, avec Ringuet (docteur Philippe Panneton).

DateInconnue
CollectionEncyclopédie Trifluviana
SourceDaniel Robert, Fichier d'accès rapide à l'histoire, Société de conservation et d'animation du patrimoine de Trois-Rivières. Suzanne LAFRENIÈRE, Moïsette Olier, femme de lettres de la Mauricie, Éditions Asticou, 1980.

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