L'école Notre-Dame-de-la-Paix était une école dans l'ancienne mission Notre-Dame-de-la-Paix de Trois-Rivières (devenue la paroisse Saint-Laurent en 1976).Vers 1920, alors que le logement ouvrier devenait un problème épineux à Trois-Rivières, des dizaines de citoyens démunis commencèrent à s'établir dans des zones marginales, à proximité des limites de la ville. En 1935, plusieurs familles occupaient ainsi, illégalement, des terrains situés tout près du dépotoir municipal, derrière le champ de tir de l'armée, le long de l'actuel boulevard des Récollets. La plupart des 53 maisons de ces squatters étaient, en fait, de simples cabanes de tôle, sans fondation ni plancher, sans eau courante ni électricité. Les enfants de ce petit village, appelé communément "La Pierre", fréquentaient alors l'école Sainte-Thérèse, dans la mission voisine. D'autres familles ouvrières de Trois-Rivières étaient, en effet, établies un peu plus au nord, le long du chemin des Forges, et formaient une petite concentration desservie par le curé de Saint-Michel-des-Forges. Deux instituteurs, Bellemare et Daigle, tenaient une petite école dans la maison d'un ouvrier nommé Béland. En 1940, les Filles de Jésus acceptèrent d'y envoyer deux religieuses, sœur Marie-Lucienne de Jésus (Gervais) et sœur Marie-Xavier, pour dispenser l'enseignement primaire aux enfants de tout le secteur. Résidant à Kermaria, sur le boulevard Saint-Louis, les religieuses effectuaient en voiture, matin et soir, le trajet de quelques kilomètres entre l'école et leur couvent.
Dès la fin de la guerre, en 1945, la Commission scolaire fit l'acquisition de quelques baraques militaires du terrain de l'Exposition, mises en vente par le gouvernement fédéral, et les fit transporter sur la rue Jacques-de-Labadie pour servir de maison d'école au village de "La Pierre" qui reçut le nom de mission Notre-Dame-de-la-Paix. En septembre 1946, les Filles de Jésus y accueillirent 105 élèves, occupant quatre des sept salles de classe disponibles.En 1951, suite à une rencontre entre le premier ministre Maurice L.-Duplessis et les commissaires de la Commission des écoles catholiques (C.É.C.) de Trois-Rivières, le surintendant de l'Instruction publique, Omer-Jules Désaulniers, annonça que le gouvernement Duplessis accordait deux généreuses subventions pour la reconstruction de l'école Sainte-Marie et l'agrandissement de l'école Notre-Dame-de-la-Paix de Trois-Rivières: quatre autres classes et deux salles de récréation furent donc ajoutées à l'école Notre-Dame-de-la-Paix en 1951.Au début des années 1960, les Filles de Jésus abandonnèrent la direction de l'école Notre-Dame-de-la-Paix à des laïcs, mais trois religieuses enseignantes continuèrent à résider à l'école. En 1967, l'établissement, dirigé par Maurice Labbé, comptait 20 classes primaires réunissant 300 élèves.
À la fin de 1970, la Ville de Trois-Rivières pilota un important projet de rénovation urbaine qui visait à réorganiser complètement le secteur Notre-Dame-de-la-Paix (qui deviendra, en 1976, la paroisse Saint-Laurent) et à relocaliser les 170 familles dans de nouvelles habitations appelées HLM ("habitations à loyer modique"). Le 30 novembre de cette année-là, les Filles de Jésus quittèrent leur résidence de l'école pour emménager dans un logement de l'Office municipal d'habitation, au 1221, place Georges-Henri-Robichon, avec d'autres religieuses de la communauté. En juillet 1972, celles de l'école Sainte-Thérèse firent de même pour aller s'installer dans un logement de la rue Chanoine-Moreau.Enfin, les religieuses abandonnèrent leur mission d'éducatrices dans ces deux paroisses en 1975 (Sainte-Thérèse) et 1979 (Saint-Laurent).
De 1847 au 1er mai 1855, l'hôtel Ostrom de Trois-Rivières, propriété de Leonard Ostrom, se …
