L'école Sainte-Julie, dans le quartier Notre-Dame de Trois-Rivières, fut ouverte et confiée aux Ursulines par la Commission scolaire de Trois-Rivières en 1910. L'établissement d'enseignement primaire, d'abord connu sous le nom d'école Notre-Dame, ferma ses portes en 1960.
L'école Saint-Louis-de-Gonzague, à l'angle des rues des Volontaires et Saint-Olivier, desservit les quartiers Saint-Louis et Notre-Dame jusqu'en 1910. Pour endiguer le surplus de la clientèle scolaire féminine de cette école, la Commission scolaire acheta la maison Bellefeuille, située à l'angle des rues Saint-Maurice et Saint-François-Xavier, et demanda aux Ursulines d'y ouvrir une autre école de filles pour desservir particulièrement la clientèle scolaire du quartier Notre-Dame. En septembre 1910, l'école Notre-Dame ouvrit ses portes et trois religieuses accueillirent les 103 élèves inscrites dont une bonne part provenait de l'école Saint-Louis- de-Gonzague.
Mais, dès l'année suivante (1911), il devint nécessaire de relocaliser l'école Notre-Dame car les Franciscains, à qui l'évêque de Trois-Rivières avait confié la nouvelle paroisse de Notre-Dame-des-Sept-Allégresses, choisirent ce terrain, jouxtant leur Commissariat de Terre-Sainte (établi en 1888), pour bâtir l'église paroissiale. En 1912, la Commission scolaire signa le contrat d'échange de cette propriété contre celle de la Fabrique de la paroisse Notre-Dame-des- Sept-Allégresses. La maison Bellefeuille fut donc démolie et les Ursulines déménagèrent leur établissement dans un nouvel édifice construit sur l'ancien terrain de la Fabrique de la paroisse Notre-Dame-des-Sept-Allégresses, de 20 000 pieds carrés, à l'angle des rues Cooke et Sainte-Julie. Elles lui donnèrent le nom d'école Sainte-Julie et y enseignèrent pendant 10 ans.
En 1920, les frères de l'école Notre-Dame-des-Pins, qui résidaient à l'Académie De La Salle, réclamaient instamment une résidence près de l'école pour les accommoder. Incidemment, l'école Sainte-Julie était trop exiguë pour le nombre de filles qui la fréquentaient. La Commission scolaire décida alors de faire coup double: construire une nouvelle école de garçons (l'école Saint-François-Xavier), avec résidence pour les frères, et déménager les classes de filles de l'école Sainte-Julie à l'école Notre-Dame-des-Pins. En 1921, les Ursulines déménagèrent donc leur école de filles Sainte-Julie dans l'ancienne école de garçons Notre-Dame- des-Pins.
Durant les 39 années suivantes (1921-1960), l'école Sainte-Julie fut dirigée par des laïques:
- Annette Désilets (1921-1952), nièce de l'ancien vicaire-général Luc Desilets,
- Léda Lafrance (1952-1960).
L'établissement primaire ferma ses portes en juin 1960. L'édifice fut ensuite occupé par une école spécialisée (atelier protégé) pour handicapés sous le nom de pavillon Didace-Pelletier.
