Église méthodiste wesleyenne de Trois-Rivières

L'Église méthodiste wesleyenne de Trois-Rivières (The Trustees of the Wesleyan Methodist Church in Three Rivers) fut propriétaire d'une église, située sur la rue Bonaventure, et co-propriétaire d'un cimetière: le cimetière méthodiste et presbytérien Union de Trois-Rivières.

En 1834, William E. Shenstone était pasteur des méthodistes à Trois-Rivières.

L'ancienne église méthodiste wesleyenne

D'architecture néo-classique, l'ancienne église méthodiste wesleyenne est située au 300 rue Bonaventure, du côté nord-est, entre la rue Hart et la maison Chastelain dite manoir de Niverville, à Trois-Rivières.

C'est en 1823 que des syndics furent nommés pour la construction d'une église méthodiste wesleyenne: le pasteur Henry Pope, John Bignell, Charles P. Thomson, Thomas Gamble, Robert Trenholm et Henry Drennan. Elle a été bâti par les maçons Olivier Larue et Maurice Ryan (ou Réjean) pour servir de temple à la communauté méthodiste wesleyenne. Le terrain avait été acquis le 3 juillet 1823 de R. Pope, du canton de Stanstead, par Maurice Scott, paie-maître des troupes de Québec. L'immeuble fut transporté le même jour de Scott aux administrateurs de l'église sous les conditions suivantes:
que les cessionnaires jouissent de cette église "pour entendre prêcher et exposer
la parole de Dieu, et accomplir les autres actes du culte religieux" et "de ne pas
permettre d'exposer d'autres doctrines que celle contenue dans les notes de
M. Wesley sur le Nouveau Testament et dans ses quatre volumes de sermons
publiés par lui".

L'édifice fut ouvert au culte méthodiste durant 102 ans. Suite à la diminution progressive de la population protestante à Trois-Rivières, la communauté abandonna l'église en 1925 alors qu'elle se joignit aux presbytériens pour former un nouveau groupe religieux: la United Church of Canada (Église-Unie du Canada). Le temple de la rue Bonaventure fut laissé vacant de juin 1925 à 1929, alors qu'il fut vendu (avec le terrain) à Benjamin Panneton pour la somme de 13000$. Le nouveau propriétaire ajouta un étage au bâtiment au début des années 1930 et, depuis, l'édifice a accueilli divers occupants.

L'architecture du bâtiment

Le recyclage des édifices religieux pose souvent des problèmes, car ces bâtiments possèdent une volumétrie particulière qui se prête mal à la reconversion. L'exemple de l'église méthodiste wesleyenne l'illustre bien. Dans son état actuel, l'édifice conserve une bonne intégrité matérielle, mais sa volumétrie a subi des altérations profondes et regrettables par l'addition d'un étage. La partie originale du bâtiment se compose d'une structure de pierres à moellons assemblées avec un mortier de chaux. La porte et les fenêtres ont été changées, mais elles respectent les dimensions des anciennes ouvertures. Des arcs en plein cintre terminent les ouvertures alors qu'un oculus surmonte la porte. Le programme décoratif se résume à des bandeaux de pierre qui encadrent les ouvertures. L'étage ajouté ne s'harmonise pas à l'ancienne partie car il utilise des matériaux différents et une toiture plate; il n'existe aucun lien formel entre les deux parties.

L'ancienne église méthodiste wesleyenne se classe parmi les plus anciens monuments de Trois-Rivières. Néanmoins, l'addition postérieure d'un étage réduit de manière considérable l'intérêt du bâtiment car elle modifie son apparence formelle. Signalons toutefois que la partie originale de l'église conserve une bonne intégrité matérielle.

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Selon des recherches effectuées par Arthur Béliveau en 1926 (Archives des Ursulines de Trois-Rivières, VII-0015-67-13), Maurice Ryan et Olivier Larue exécutèrent aussi les travaux de maçonnerie de la maison Bédard dite "maison Jacob" (1821-1829), de la maison Fugère (angle Saint-François-Xavier et de Tonnancour) et de la maison Lafontaine dite "Hertel de la Fresnière" (1824-1828), rue des Ursulines.

Date1823
CollectionEncyclopédie Trifluviana
Source En collaboration, "L'architecture trifluvienne, XVIIe-XXe siècles", dans: Patrimoine trifluvien (bulletin annuel d'histoire de la Société de conservation et d'animation du patrimoine de Trois-Rivières), no 13, octobre 2003, p. 17-18. Daniel ROBERT, "Les petites écoles à Trois-Rivières, XVIIe-XXe siècles", dans: Patrimoine trifluvien (bulletin annuel d'histoire de la Société de conservation et d'animation du patrimoine de Trois-Rivières), no 5, avril 1995, p. 18. Daniel ROBERT, "Le domaine des Ursulines de Trois-Rivières et l'espace urbain, XVIIe-XXe siècles", dans: Patrimoine trifluvien (bulletin annuel d'histoire de la Société de conservation et d'animation du patrimoine de Trois-Rivières), no 7, juin 1997, p. 21. Daniel ROBERT, "Le patrimoine religieux de Trois-Rivières", dans: Patrimoine trifluvien (bulletin annuel d'histoire de la Société de conservation et d'animation du patrimoine de Trois-Rivières), no 8, juin 1998, p. 21 et 24. Daniel ROBERT et Jean ROY, "22 juin 1908. Le grand incendie de Trois-Rivières", dans: Patrimoine trifluvien (bulletin annuel d'histoire de la Société de conservation et d'animation du patrimoine de Trois-Rivières), no 15, juin 2005, p. 10.

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