La mission Saint-Louis des Forges du Saint-Maurice fut fondée en 1740, avec le démarrage des Forges du Saint-Maurice. Elle devint la mission Saint-Michel-Archange des Forges du Saint-Maurice ou Saint-Michel-Archange des Vieilles-Forges en 1920 (les Forges étaient alors situées dans les limites de la municipalité de Saint-Étienne-des- Grès).
La mission Saint-Michel-Archange des Vieilles-Forges fut érigée canoniquement en paroisse sous le nom de Saint-Michel-des-Forges le 16 juillet 1959 et supprimée le 9 avril 2002 (décret canonique de Mgr Martin Veillette signé le 9 janvier 2002). La communauté locale Saint-Michel-des-Forges et son territoire furent alors rattachés à la nouvelle paroisse Saint-Vincent-de-Paul, avec les communautés locales et territoires des anciennes paroisses Saint-Jean-Baptiste-de-la-Salle, Saint-Laurent et Sainte-Thérèse-de-l'Enfant-Jésus. Les registres paroissiaux sont conservés au 4805, boul. Chanoine-Moreau (ancien presbytère de la paroisse Sainte-Thérèse-de-l'Enfant-Jésus).
L'allumage du haut fourneau des Forges du Saint-Maurice, au nord de Trois-Rivières, le 20 août 1738, marqua la naissance d'une importante industrie sidérurgique - la première en Amérique du Nord. Deux ans plus tard, la mission Saint-Louis y fut ouverte.
D'après un contrat daté du 11 février 1737, le missionnaire était nourri, logé et chauffé aux frais de la Compagnie des Forges, dans une chambre de la grand'maison, et il touchait une rétribution de 200 livres. Ses ornements liturgiques, vêtements sacerdotaux et linges étaient blanchis par les Ursulines de Trois-Rivières, toujours aux frais de la compagnie.
Première chapelle
La Compagnie des Forges n'était pas encore en état de construire un édifice pour servir exclusivement de chapelle. C'est pourquoi une pièce de la maison, contiguë à la chambre du missionnaire et située à l'extrémité du corridor, fut spécialement réservée aux offices religieux. Cette première chapelle était très bien meublée et dotée de tous les objets nécessaires au culte. Mais elle ne pouvait contenir qu'une douzaine de personnes, les autres fidèles se tenant dans le corridor.
Deuxième chapelle
Le premier édifice qui servit de deuxième chapelle des Forges fut construit entre 1748 et 1760, probablement en 1755-1756, tout près de la grand'maison. Bâti de pièces sur pièces et mesurant 40 pieds sur 30, il était latté au dehors et enduit de chaux au-dedans. De forme rectangulaire, coiffé d'un toit à deux versants, il ne se distinguait pas vraiment des autres maisons, hormis ses grandes ouvertures et la présence d'un clocher.
Troisième chapelle: la chapelle de la Réparation
La troisième chapelle de la mission des Forges du Saint-Maurice fut érigée entre 1851 et 1861, probablement en 1852, soit près d'un siècle après la deuxième. Comme celle-ci, elle était aussi faite de pièces sur pièces, de forme rectangulaire, et mesurait environ 50 pieds de longueur sur environ 30 pieds de largeur. Son toit à deux versants était recouvert de planches à déclin ou chevauchées. Elle ne se situait cependant plus sur le site même des Forges du Saint-Maurice mais plutôt à l'ouest de l'actuelle maison Demers.
Vers 1880, comme pour obvier à la mauvaise réputation des Forges et demander pardon pour les nombreux blasphèmes qui coloraient le langage des habitants, l'abbé Élie-Raymond Caisse, desservant de 1876 à 1892, en fit la chapelle de la Réparation. Peu après, le 15 juillet 1883, il la consacra au culte de la Sainte Face de Jésus.
L'arrivée d'un prêtre résident dans la mission Saint-Michel-Archange-des-Forges, en 1920, fut aussi l'occasion d'apporter des améliorations à la chapelle. En 1920, une annexe fut bâtie pour servir de sacristie. Deux ans plus tard, en mai 1922, deux paroissiens, Napoléon Launier et Alfred Paillé, érigèrent un nouveau clocher pour loger une nouvelle cloche de 313 livres offerte par l'homme d'affaires J.-N. Godin de Trois-Rivières et bénite en grande pompe le 14 du même mois.
Le presbytère
Au début de 1921, le desservant caressait l'idée de construire un presbytère sur le terrain de l'ancienne résidence du docteur Louis-Jean-Baptiste Beauchemin, incendiée entre 1910 et 1914, situé de l'autre côté du chemin (boulevard) des Forges et qui appartenait alors aux frères James et Ernest Marchand. Un contrat de donation du terrain à la Corporation épiscopale fut signé par Ernest Marchand le 8 avril 1921. Les travaux de construction, sous la surveillance de Jos. Ouellette, Hormidas Plouffe et Ferdinand Côté, débutèrent le 3 juillet suivant. De nombreux paroissiens furent à l'œuvre, tels Valérie Garceau, Henri McGowen et Edmond Bourassa. Le 15 octobre, le desservant prit possession de l'édifice complètement achevé.