Dès la Conquête anglaise, en 1760, de nombreux anglophones vinrent s'établir à Trois-Rivières. Relativement peu nombreux, ils ne tardèrent pas à contrôler l'ensemble de l'économie régionale et à occuper les fonctions les plus importantes de la société locale: le maître de poste, le protonotaire, le greffier, le shérif, les directeurs des Forges du Saint-Maurice, les propriétaires de scieries, les grands commerçants et même les députés étaient tous anglophones.
En 1820, on comptait 220 protestants qui représentaient près de 12% de la population totale trifluvienne ( 1 820 ).
La diminution progressive de la population protestante provoqua le regroupement des méthodistes et des presbytériens (Église d'Écosse) dans une nouvelle formation: la United Church of Canada (Église-Unie du Canada).
L'édifice cultuel de l'Église-Unie du Canada
En 1967, après la démolition de l'église presbytérienne Saint-Andrew, à l'angle des rues Hart et Radisson, l'Église-Unie du Canada occupa un nouvel édifice cultuel sur la rue Nérée-Beauchemin. On y transporta et y installa quatre grands vitraux d'environ 30 pouces de largeur sur 8 à 10 pieds de hauteur qui se trouvaient jusque là dans l'église Saint-Andrew.
L'édifice cultuel de la rue Nérée-Beauchemin fut vendu plus tard au Collège Moderne de Trois-Rivières (Modern English School) qui le revendit ensuite au Collège Laflèche de Trois-Rivières; celui-ci en fit un Centre de formation continue. Enfin, le Collège Laflèche revendit l'édifice au promoteur immobilier Jean-François Corbeil qui le fit démolir le 12 août 2004 afin de construire de nouveaux immeubles sur le même site.