Ferme de la banlieue de Trois-Rivières ou ferme Saint-Augustin

Voir aussi Terre de la banlieue

Devenues seigneuresses d'un fief à Rivière-du-Loup (Louiseville) le 13 octobre 1701, les Ursulines de Trois-Rivières avaient déjà commencé, à ce moment-là, à faire l'acquisition de plusieurs terres en dehors de la censive urbaine et du fief Hertel, qui furent appelées « terre de Saint-Joseph » ou « ferme Saint-Augustin » ou « ferme de la banlieue ».

Le 29 novembre 1866, les Ursulines achetèrent d'Olivier Duval, leur voisin, une terre de 50 arpents en superficie, avec deux granges dessus, laquelle était aussi voisine de la terre achetée d'Augustin Cloutier en 1847. Ainsi, le même fermier pouvait cultiver cette nouvelle terre, connue sous le nom de « terre de la banlieue », en même temps que "celle qu'il cultive déjà".

À partir de septembre 1885, les religieuses désiraient fortement se départir de leur ferme de la banlieue (Saint-Augustin), de 146 arpents, au prix d'environ 100$ l'arpent. Le 8 octobre suivant, elles vendirent une terre à Onésime Bellemare pour la somme de 15 000$. Trois ans plus tard, en avril 1888, elles réitéraient leur décision de vendre leurs autres terres. En octobre, un nommé Pratte - peut-être le fermier de 1882 - fit une offre aux religieuses, mais il leur demanda de réduire les intérêts de 816$ à 600$ sur le prix de vente demandé (14 600$) parce qu'il était tenu de respecter le bail à ferme qui n'expirait qu'en automne 1889. L'offre fut alors refusée.

En octobre 1903, les Ursulines commençaient à désespérer de vendre leurs terres en banlieue. Elles se promirent alors de faire dire une messe pour les âmes du Purgatoire pour chaque tranche de 100$ en sus du montant minimum (12000$) qu'elles espéraient obtenir. Le 8 août 1905, elles acceptèrent de vendre au forgeron Alexandre Saint-Pierre une petite partie du lot 46: ½ arpent de front sur 1 arpent de profondeur, situé sur le côté sud du chemin public, pour la somme de 125$. Puis, le 30 septembre suivant fut enfin le grand jour: le restant du lot 46 fut vendu avec maison, hangar, quatre granges, une écurie et autres bâtiments au cultivateur Hubert Bolduc pour la somme de 13 500$. Les Ursulines firent donc célébrer 15 messes pour les âmes du Purgatoire!

La plus petite partie du lot a-t-elle vraiment été vendue en 1905 ? A-t-elle été reprise ? Toujours est-il qu'elle fut revendue, en juin 1939, au cultivateur Louis-Henri Bolduc qui occupait déjà, depuis 1914, la terre voisine (le lot 45), située en banlieue, du côté sud-ouest du chemin Sainte-Marguerite, en face de l'actuel Club 3R, vis-à-vis le lot 127 dans le fief Sainte-Marguerite.

DateInconnue
CollectionEncyclopédie Trifluviana
SourceDaniel Robert, Fichier d'accès rapide à l'histoire, Société de conservation et d'animation du patrimoine de Trois-Rivières. Daniel ROBERT, "Le domaine des Ursulines de Trois-Rivières et l'espace urbain, XVIIe-XXe siècles", dans: Patrimoine trifluvien (bulletin annuel d'histoire de la Société de conservation et d'animation du patrimoine de Trois-Rivières), no 7, juin 1997, p. 13-15.

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