Cap-de-la-Madeleine fut fondée dans un but apostolique, afin d'y rassembler des Amérindiens, des " néophytes ", et les faire marcher sur les traces du dieu des Français. À défaut de pouvoir y maintenir des " Sauvages ", les Jésuites octroyaient des terres à des colons français, coupés du centre commercial reconnu, Trois-Rivières, par la rivière Saint-Maurice. Le commerce fit bientôt son apparition, et ce, au détriment des bonnes mœurs: le problème de la traite de l'eau de vie est fort bien documenté par les historiens du début du XXe siècle. Nicolas Gastineau Duplessis y faisait aussi le commerce illégal des fourrures au début des années 1650. Ces activités favorisèrent surtout l'enrichissement individuel et les exportations vers la métropole. À l'échelle locale, Pierre Leboulanger, sieur de Saint-Pierre aurait été marchand à Cap-de-la-Madeleine vers 1660, selon l'historien Maurice Loranger. Il s'alimentait de marchandises manufacturées au magasin du roi à Trois-Rivières, évitant ainsi aux Madelinois de longs voyages vers Trois-Rivières.
Cette voie a ainsi été nommée pour honorer la mémoire de l'abbé Jean-Noël Trudel, curé de la …