Glacière Milette et Frères de Trois-Rivières

La glacière Milette et Frères était une entreprise de coupe de glace naturelle sur la rivière Sainte-Marguerite, sur un étang situé à l'angle du chemin Sainte-Marguerite et du boulevard des Récollets. La famille Milette exploita l'étang à partir du début du XXe siècle jusque dans les années 1950 (de ce fait, la rivière Sainte-Marguerite a été rebaptisée "rivière Milette " en 1978).

La famille Milette fut d'abord associée à Zéphirin Garceau. Puis, J.-Némèse et Pierre Garceau, de la Glacière Belle-Vue enr., devinrent ensuite des concurrents.

Durant l'hiver, en janvier et février surtout, la glace était coupée jour et nuit par une trentaine de scieurs munis de godendars. Une fois coupée en blocs de 15 livres, la glace était entreposée, puis transportée de porte à porte, sur une voiture (plate-forme) à cheval pouvant contenir une centaine de blocs, et livrée à l'aide de pinces au prix de 15 cents le morceau. Les livraisons étaient faites deux fois durant l'hiver et 6 jours par semaine de mai à octobre. La famille Milette possédait huit voitures à cheval, chacune desservant un des huit secteurs de la ville de Trois-Rivières, et produisait environ 7 000 tonnes de glace par année.

Georges Lesmerise, de Pointe-du-Lac, fut livreur de glace pour Milette et Frères.

Les glacières et le commerce de la glace disparurent avec l'apparition des réfrigérateurs électriques "Frigidaire" (de General Motors) et "Westinghouse" à la fin des années 1940 et, surtout, durant la décennie 1950. Mais on trouvait encore des voitures à glace et des glacières domestiques dans les années 1960.

DateInconnue
CollectionEncyclopédie Trifluviana
SourceDaniel Robert, Fichier d'accès rapide à l'histoire, Société de conservation et d'animation du patrimoine de Trois-Rivières. Michel CLOUTIER, "Du livreur de glace au frigo", dans: Le Nouvelliste (Trois-Rivières), 15 juillet 2002, p. 24. Daniel ROBERT, "Quelques commerces trifluviens", dans: Patrimoine trifluvien (bulletin annuel d'histoire de la Société de conservation et d'animation du patrimoine de Trois-Rivières), no 16, juin 2006, p. 15.

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