En 1701, épuisés par l'état de guerre ininterrompu, les Iroquois acceptèrent enfin de signer un accord de paix définitif, en présence de plus de 1 300 délégués amérindiens.
«Le 4 août 1701, le gouverneur de la Nouvelle-France, les délégués d'une trentaine de nations amérindiennes alliées aux Français et ceux des nations iroquoises signèrent la Grande Paix de Montréal qui mit fin à près d'un siècle de conflits. Le traité instaura la paix générale de l'Acadie aux confins du lac Supérieur, des sources de l'Outaouais au confluent du Missouri et du Mississippi. Il garantit aux Amérindiens le libre accès à de vastes territoires de chasse et assura de nouveaux marchés pour la traite des fourrures. Ce traité marqua les relations entre les Premières Nations jusqu'au XIXe siècle.»
(Plaque commémorative bilingue - français et anglais - dévoilée le 5 août 2001 à Montréal par la Commission des lieux et monuments historiques du Canada).
«Kondiaronk, grand chef des Wyandots de Michillimakinac, joua un rôle capital dans les négociations de la Grande Paix grâce à son ascendant sur les chefs amérindiens et au respect que lui vouaient les Français. Son discours du 1er août 1701 fut un point déterminant dans la conclusion de la paix. Fin stratège militaire, Louis-Hector de Callières, gouverneur de Montréal, se fit valoir dans la défense de la ville. À ce titre, puis comme gouverneur général de la Nouvelle-France, il démontra des qualités diplomatiques exceptionnelles lors des pourparlers avec les Premières Nations, lesquelles menèrent à la signature de la Grande Paix.»
(Plaque commémorative bilingue - français et anglais - dévoilée le 5 août 2001 à Montréal par la Commission des lieux et monuments historiques du Canada).