Guay dit Landron fut capitaine de milice à Pointe-du-Lac.
À Pointe-du-Lac, au matin du 8 juin 1776, le cultivateur Antoine Gautier fut forcé de guider les "Bostonnais" jusqu'à Trois-Rivières. Astucieux, Gautier fit mine d'être sympathisant de la cause américaine et, afin de gagner du temps, recommanda aux Américains d'attaquer Trois-Rivières par l'arrière plutôt que par le bord du fleuve, décrit comme dangereux. Puis, avant de partir, il fut autorisé à rentrer dans sa maison pour aller se vêtir plus chaudement. Gautier profita alors de ce prétexte pour demander en catimini à son épouse, Marie-Josephte Girard, d'aller prévenir le capitaine de milice de Pointe-du-Lac, Guay dit Landron, qui demeurait à un mille plus loin.
C'est donc à travers les bois, par le chemin Sainte-Marguerite, que Gautier conduisit les "Bostonnais" vers Trois-Rivières. Durant ce temps, le capitaine de milice de Pointe-du-Lac accourut vers Trois-Rivières, où il arriva à 4 heures du matin. Aussitôt, il prévint le colonel Fraser qui fit battre l'appel général. Toutes les troupes britanniques, qui représentaient environ 1 100 combattants (dont quelques miliciens canadiens sous la conduite du seigneur Louis-Joseph Godefroy de Tonnancour) se retranchèrent alors près de la pointe du coteau Saint-Louis. C'est là qu'ils attendirent de pied ferme les "Bostonnais" qui arrivaient par le chemin Sainte-Marguerite.