Guillaume PÉPIN

Guillaume Pépin fut l'un des premiers concessionnaires de l'île Saint-Christophe, dans le delta de la rivière Saint-Maurice: l'île Saint-Christophe, de 80 arpents, en amont de l'île De La Potherie, fut accordée en roture le 1er juin 1647 par le gouverneur de la Nouvelle-France, Charles-Jacques Huault de Montmagny, à Guillaume Pépin, Pierre Lefebvre, Guillaume Isabelle et Sébastien Dodier. L'île Saint-Christophe fut alors surnommée île à Pépin.

En 1644, Guillaume Pépin possédait déjà une terre près du coteau des Pères (coteau Saint-Louis); cette terre était située au nord-est d'une terre de 50 arpents (5 arpents de front sur 10 de profondeur) concédée à François Marguerie.

Puis, en 1655 ou 1656, Guillaume Pépin reçut l'une des 9 terres en censive du coteau des Pères (coteau Saint-Louis), côtes à côtes, et qui avaient toutes 2 arpents sur 20; il la possédait encore en 1663. En 1663, Pépin possédait aussi une terre de 3 arpents de front sur la rivière Saint-Maurice, l'une des onze terres en amont de la rivière, près de l'actuelle rue Jean-Amyot.

Guillaume Pépin épousa Jeanne Méchin. Leur fils Pierre se rendit jusque sur les bords du Haut-Mississippi, explorant une bonne partie du territoire qui forme les actuels États du Minnesota et du Wisconsin.

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En 1700, le domaine des Ursulines était situé sur la rue Notre-Dame (aujourd'hui des Ursulines), hors de l'enceinte fortifiée, dans le fief Hertel, entre le fief Linctot (actuelle rue Saint-Paul) et le fief du Haut-Boc (actuelle rue Saint-François-Xavier). Il s'agissait de trois terrains distincts. Un des terrains était de 3 arpents en superficie (1 arpent de front sur 3 arpents de profondeur) situé "au milieu du front" du fief Hertel, borné au nord-est par 1 arpent à François Hertel, au sud-ouest par 1 arpent à la Veuve Crevier (Marguerite Hertel, fille de Jacques Hertel et de Marie Marguerie et veuve de Jean Crevier, seigneuresse de Saint-François-du-Lac). Ce terrain représentait, en 1664, la part de Louis Pinard dans le partage des terres de Jacques Hertel. Il fut vendu à Guillaume Pépin le 14 février 1669. Celui-ci et son épouse, Jeanne Méchin, le donnèrent aux Récollets (via leur protecteur, le gouverneur Frontenac), le 13 avril 1675, qui le revendirent au gouverneur de Ramezay, en septembre 1699 (acte notarié signé le 29 mai 1700), lequel le revendit à l'évêque de Québec pour les Ursulines.

DateInconnue
CollectionEncyclopédie Trifluviana
SourceDaniel Robert, Fichier d'accès rapide à l'histoire, Société de conservation et d'animation du patrimoine de Trois-Rivières. Pierre CÉCIL, "Trois-Rivières et sa région. Pépinière d'explorateurs, d'aventuriers et de héros", dans Le Nouveau Mauricien, 1ère partie, vol. 6, no 1 (juin 2000), p. 18-19 et 2e partie, vol 6, no 2 (décembre 2000), p. 14-17. Patrimoine trifluvien (bulletin annuel d'histoire de la Société de conservation et d'animation du patrimoine de Trois-Rivières), no 11, juin 2001, p. 23. Daniel ROBERT, "Le domaine des Ursulines de Trois-Rivières et l'espace urbain, XVIIe-XXe siècles", dans: Patrimoine trifluvien (bulletin annuel d'histoire de la Société de conservation et d'animation du patrimoine de Trois-Rivières), no 7, juin 1997, p. 9, 11 et 12.

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