Île De La Potherie

L'île De La Potherie est l'une îles du delta de la rivière Saint-Maurice; elle fut d'abord connue sous le nom d'île aux Cochons, puis sous celui d'Isle Neuve (1649-c.1686) avant d'être définitivement nommée île De La Potherie. C'est sur cette île qu'est établie une importante papeterie, la Wayagamack.

La seigneurie de l'île aux Cochons, de 100 arpents, fut concédée en roture à Jacques LeNeuf de la Potherie le 29 mars 1649, puis érigée en fief et seigneurie le 7 avril 1660, avec privilège de haute justice (l'acte de concession ne mentionne pas que la haute justice fut accordée, mais dans un acte notarié du 1er mai 1665, LeNeuf de la Potherie affirma qu'il détenait cette haute justice en vertu de l'acte de concession). La coutume qui y régissait le droit de mutation est inconnue de nous. Le titulaire se réserva dans l'île un domaine de superficie inconnue, mais l'on sait qu'en 1663 il s'y trouvait 42½ arpents en censive. Le 10 juillet 1662, Jean Garnier vendit sa terre dans l'île aux Cochons à Séverin Ameau pour la somme de 300 livres. Ameau paya aussi la somme de 25 livres en droit de lods et ventes au seigneur de l'île, Jacques LeNeuf de la Potherie.Avant 1663, une des terres en censive de cette seigneurie fut exploitée par un maître-arquebusier, Jérôme Langlois, en association avec Pierre Dandonneau dit Lajeunesse, suivant la formule dite "par matelotage".Le 13 novembre 1686, l'île aux Cochons fut vendue, en même temps que la terre du Sablé, par Michel LeNeuf à Charles Aubert de La Chesnaye.En 1866, George Baptist y construisit une scierie qui fut achetée par la Wayagamack Pulp and Paper Company en 1910. Les activités de sciage se poursuivirent jusqu'à la fin des années 1920 alors que la scierie dût céder sa place à un agrandissement de l'usine de production de papier Kraft (papier brun d'emballage) qui avait débuté en 1912. En 1925, la Wayagamack News débuta la production de papier journal.

L'île aux Cochons fut appelée Isle Neuve de 1649 jusque vers 1686, alors qu'on lui donna le nom d'île De La Potherie, du nom de son premier seigneur, Jacques LeNeuf de la Potherie. Mais elle fut ensuite affublée de plusieurs surnoms, ceux de ses propriétaires ou occupants successifs, dont Bellerive (Nicolas Crevier dit Bellerive), Caldwell (Henry Caldwell, receveur du Domaine du roi vers 1785), Baptist, Wayagamack.La pointe est de l'île De La Potherie était parfois désignée sous le nom de Pointe aux Chenaux.

DateInconnue
CollectionEncyclopédie Trifluviana
Source "Bribes d'histoire", dans: Pages trifluviennes A 1-8, Trois-Rivières, Éditions du Bien public, 1933, série A, no 3, p. 31-45. (TRI 971.44082 P132 v. 1). Daniel ROBERT, "Le domaine des Ursulines de Trois-Rivières et l'espace urbain, XVIIe-XXe siècles", dans: Patrimoine trifluvien (bulletin annuel d'histoire de la Société de conservation et d'animation du patrimoine de Trois-Rivières), no 7, juin 1997, p. 5, 8, 10 et 11. Daniel ROBERT, "L'espace trifluvien" et "Les industries du bois", dans: Patrimoine trifluvien (bulletin annuel d'histoire de la Société de conservation et d'animation du patrimoine de Trois-Rivières), no 12, juin 2002, p. 5 et 10.

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