Jacques Simonet, sieur d'Abergemont (?-1742) fut maître de forges et l'un des directeurs de la Compagnie des Forges du Saint-Maurice.
Fils de Jean-Baptiste Simonet et d'Élisabeth Bériault, Jacques Simonet naquit à Dompierre dans le diocèse de Langres (France). Il aurait été " maître de forges et fourneaux " en Haute-Bourgogne avant d'être recruté par le secrétaire d'État à la Marine et aux Colonies, Jean-Frédéric Phélippeaux, comte de Maurepas, et l'intendant de la Nouvelle-France, Gilles Hocquart, pour l'établissement des forges du Saint-Maurice.
Arrivé en Nouvelle-Franceà Québec, en 1736, il s'occupa principalement du recrutement de la main-d'œuvre, recrutant en France de la main-d'œuvre qualifiée, les meilleurs ouvriers de Champagne, de Bourgogne et de Franche-Comté. Il agissait aussi comme maître de forge suppléant en l'absence de Pierre-Olivier de Vézin, notamment en 1739 et 1740 alors que de Vézin était en France.
En 1741, alors que l'entreprise des Forges du Saint-Maurice connaissait des difficultés financières animées par des disputes entre associés, Simonet proposa d'acquérir la compagnie. Mais il ne put en démontrer sa capacité. Il mourut l'année suivante et fut inhumé à Trois-Rivières le 21 mai 1742.
Jacques Simonet avait épousé Marie Foissey, en France, en première noce, À l'âge de 54 ans, veuf, il se remaria à Geneviève Boucher (descendante de Pierre Boucher, gouverneur de Trois-Rivières), à Trois-Rivières en 1738.