Fils de Jean-Baptiste Corbin et de Marie-Suzanne Morrisset, Jean-Baptiste Corbin (fils), du cap de la Madeleine, fut comme son père maître de poste et passeur à la traverse de la rivière Saint-Maurice.
Né en 1773, Jean-Baptiste Corbin (fils) épousa Marie-Joseph Arseneau (fille de Joseph Arseneau et de Marie-Joseph Lacroix) au cap de la Madeleine le 23 février 1789. Il périt le 11 août 1814 dans la "Tragédie de la rivière Saint-Maurice" avec deux de ses fils, Michel et Jean-Baptiste (né en 1890) ou Joseph (né en 1894).
La traverse autorisée par le gouvernement en 1794 partait de la ferme de Luke Gambie, au Fond-de-Vaux, sur la rive ouest, et arrivait à la maison de Jean-Baptiste Corbin, au cap de la Madeleine, sur la rive est. Selon le Cahier des juges de paix des Trois-Rivières, cité par l'historien Benjamin Sulte (dans Le Trifluvien du 7 novembre 1905), le coût d'un passage en 1794 était de:
9 deniers pour une calèche avec un cheval,
1 chelin pour une calèche avec deux chevaux,
6 deniers pour un cheval avec un cavalier,
3 deniers pour une personne à pied,
3 deniers pour une bête à cornes.
Le 25 avril 1797, Jean-Baptiste Corbin, fils, âgé de 24 ans, offrit ses services de passeur à la traverse de la rivière Saint-Maurice à la condition que l'on augmentât les prix du passage comme suit;
30 sous pour une calèche avec un cheval,
36 sous pour une calèche avec deux chevaux,
18 sous pour un cheval avec un cavalier,
12 sous pour une bête à cornes en bateau,
9 sous pour une bête à cornes à la nage,
9 sous pour une personne.
La proposition de Corbin fut acceptée. Le passeur devait fournir un bon bateau et trois hommes de service. Corbin perdit sa licence le 30 octobre 1797 pour ne pas avoir fourni les trois hommes de service. La traverse fut accordée à Jean-Baptiste Lacroix, du cap de la Madeleine, le 18 janvier 1798. Corbin se présenta de nouveau devant la Cour des magistrats le 18 juillet suivant afin de démontrer que Lacroix ne respectait pas non plus les conditions de la licence. La Cour lui accorda à nouveau la licence sous le nom de "J.-B. Corbin, père et fils".
Selon l'arpenteur général Bouchette, il y avait deux traverses de la rivière Saint-Maurice en 1815: une (au Fond-de-Vaux, chez les Corbin) où le coût était de 15 sous pour une voiture avec cheval et de 3 sous pour une personne, et une autre traverse (celle de l'aubergiste Olivier Crevier-Bellerive) située à une demie lieue (un mille et demi ou 2,4 kilomètres) plus bas, au cap Lieutenant (cap de la Madeleine), où il en coûtait 2 chelins et 6 sous pour une personne. La traverse des Corbin, au Fond-de-Vaux, se trouverait aujourd'hui à environ 1 500 pieds (457 mètres) au sud du pont Radisson et du pont de fer de la Canadian Pacific Railway Co.