Jean-Baptiste POULIN DE COURVAL

Jean-Baptiste Poulin de Courval fut substitut du procureur du roi à Trois-Rivières.

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Vers 1700, les Ursulines de Trois-Rivières possédaient une terre de 40 arpents de superficie dont la moitié labourable et l'autre moitié "en sapinière", était située "le long de la rivière des Trois-Rivières" (rivière Saint-Maurice), au nord-est de la précédente; elle avait pour voisins Lemaître (au sud-est) et Pierre Pépin dit Laforce (au nord-ouest). Cette terre fut d'abord concédée par la Compagnie de la Nouvelle-France à Thomas Godefroy de Normanville, le 29 mars 1649, à charge de 6 deniers de cens par arpent, "le dit cens portant lods et ventes, saisine et amende suivant la Coutume de Paris". Puis elle passa à son héritière, Marie LeNeuf (Veuve Jean Godefroy de Linctot), qui la vendit ensuite à Jean-Baptiste Poulin de Courval. Enfin, le 6 septembre 1700, Poulin de Courval, agissant comme tuteur des demoiselles Marguerite, Marie-Madeleine et Charlotte Cressé, la transporta aux Ursulines.

En effet, chaque jeune fille qui entrait en religion apportait avec elle une dot qui était souvent un bien immobilier. Ce fut le cas, le 6 septembre 1700, alors que Jean-Baptiste Poulin de Courval céda aux religieuses cette terre "située sur la rivière de Trois-Rivières" et qui servit de dot à Marguerite et Marie-Magdeleine Cressé et, également, à la pension de leur soeur, Charlotte.

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Le 11 juillet 1710, l'intendant Antoine-Denys de Raudot posa la pierre angulaire de la troisième église paroissiale de Trois-Rivières, en présence du curé, le père récollet Joseph Denys, et des dignitaires et marguilliers: le lieutenant général et procureur du roi René Godefroy de Tonnancour, Jacques Hertel de Cournoyer, Jean Lechasseur, le substitut du procureur du roi Jean-Baptiste Poulin de Courval, Étienne Véron de Grandmesnil, Pierre Dutot, Maurice Cardin, Jacques Duguay, Jean Fafard dit Laframboise et Louis Fafard dit Longval. La pierre angulaire en ardoise portait une plaque de plomb avec inscription en latin gravée par l'orfèvre et armurier du roi Guillaume Beaudry dit des Buttes, fils d'Urbain. Suite au grand incendie du 22 juin 1908, cette pierre en ardoise fut récupérée (31 octobre 1908) et posée à nouveau comme pierre angulaire de l'église Saint-Philippe, mais la plaque de plomb gravée par Guillaume Beaudry dit Desbuttes, fils d'Urbain fut déposée au musée du Séminaire.

DateInconnue
CollectionEncyclopédie Trifluviana
SourceDaniel Robert, Fichier d'accès rapide à l'histoire, Société de conservation et d'animation du patrimoine de Trois-Rivières. Daniel ROBERT, "Le domaine des Ursulines de Trois-Rivières et l'espace urbain, XVIIe-XXe siècles", dans: Patrimoine trifluvien (bulletin annuel d'histoire de la Société de conservation et d'animation du patrimoine de Trois-Rivières), no 7, juin 1997, p. 12 et 13. Daniel ROBERT, "Le patrimoine religieux de Trois-Rivières", dans: Patrimoine trifluvien (bulletin annuel d'histoire de la Société de conservation et d'animation du patrimoine de Trois-Rivières), no 8, juin 1998, p. 5.

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