Jean-Louis CARON (A) (I)

Deux architectes du nom de Jean-Louis Caron (A et B) ont oeuvré à Trois-Rivières au XXe siècle.

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Fils de l'architecte Jules Caron (1886-1942), l'architecte trifluvien Jean-Louis Caron (A) (1913-1983) était issu d'une famille d'architectes, de sculpteurs et de bâtisseurs d'églises: ses deux oncles, Louis Caron Jr (1871-1926) et Joseph-Henri Caron (1877-1954), furent aussi architectes, comme son père. Mais, contrairement à son père et à ses oncles qui avaient appris leurs métiers dans l'entreprise familiale, Jean-Louis Caron (A) compléta des études à l'école des Beaux-Arts de Montréal en 1942. À sa sortie de l'école, il reprit les contrats de son père Jules, récemment décédé.

Jean-Louis Caron (A) fut un acteur important de l'architecture moderne de Trois-Rivières, ayant à son actif plusieurs églises, presbytères, écoles, hôpitaux et résidences. Il signa entre autres les plans de construction de six des églises paroissiales de la ville: Très-Saint-Sacrement, Sainte-Thérèse-de-l'Enfant-Jésus (érigée en 1954 sur un terrain de la 7e rue par l'entrepreneur Adrien Demontigny), Saint-Jean-de-Brébeuf (1955), Saint-François-d'Assise, Sainte-Marie-Madeleine et Saint-Eugène.

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En 1945, l'architecte trifluvien Jean-Louis Caron et le père bénédictin Claude-Marie Côté, de Saint-Benoit-du-Lac, dressèrent les plans de la chapelle de la mission Notre-Dame de La Salette (au 7535 boulevard Parent) au lieu-dit "Le Rochon". Le 22 septembre 1946, l'évêque de Trois-Rivières, Mgr Maurice Roy, bénit la pierre angulaire de la nouvelle chapelle en construction depuis août 1945. Le nouveau sanctuaire de la Réconciliation fut ouvert au culte le 19 septembre 1948.
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En 1955, l'architecte Caron (A) dressa les plans de construction de l'église Saint-Jean-de-Brébeuf érigée en 1956 à l'angle du boulevard des Forges et de la rue De La Terrière à Trois-Rivières, "d'une conception architecturale tout à fait nouvelle":
"Autant dans son apparence extérieure qu'intérieure, le nouveau temple
évoquera des souvenirs de /.../ la Nouvelle-France. Ainsi, le clocher sera
entouré d'un paravent d'aluminium composé d'unités cylindriques et de
bastions rappelant la construction des fortifications anciennes /.../. À
l'intérieur, la voûte à panneaux séparés par des arcs bien en relief donne(ra)
une impression de rustique, bien familière à l'architecture ancienne. Les
carrelages de la brique, sur les murs inférieurs, donne(ront) l'impression
d'une ceinture fléchée...".

(suite sur la fiche suivante)

DateInconnue
CollectionEncyclopédie Trifluviana
SourceDaniel Robert, Fichier d'accès rapide à l'histoire, Société de conservation et d'animation du patrimoine de Trois-Rivières. En collaboration, "L'architecture trifluvienne, XVIIe-XXe siècles", dans: Patrimoine trifluvien (bulletin annuel d'histoire de la Société de conservation et d'animation du patrimoine de Trois-Rivières), no 13, octobre 2003, p. 25. En collaboration, "La route 138 à Trois-Rivières: une image à rehausser", dans: Patrimoine trifluvien (bulletin annuel d'histoire de la Société de conservation et d'animation du patrimoine de Trois-Rivières), no 14, novembre 2004, p. 5. Daniel ROBERT, "Les petites écoles à Trois-Rivières, XVIIe-XXe siècles", dans: Patrimoine trifluvien (bulletin annuel d'histoire de la Société de conservation et d'animation du patrimoine de Trois-Rivières), no 5, avril 1995, p. 14. Daniel ROBERT, "Le patrimoine religieux de Trois-Rivières - Les établissements paroissiaux", dans: Patrimoine trifluvien (bulletin annuel d'histoire de la Société de conservation et d'animation du patrimoine de Trois-Rivières), no 8, juin 1998, p. 8, 10-11, 13 et 14. Daniel ROBERT, "La vie culturelle trifluvienne", dans: Patrimoine trifluvien (bulletin annuel d'histoire de la Société de conservation et d'animation du patrimoine de Trois-Rivières), no 10, août 2000, p. 32.

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