Joseph-Claude Boucher DE NIVERVILLE

Voir aussi Fief Niverville, Maison Chastelain dite Manoir Boucher de Niverville

Le chevalier Joseph-Claude Boucher de Niverville (1715-1804), seigneur et illustre militaire trifluvien depuis 1748, était un descendant du gouverneur de Trois-Rivières, Pierre Boucher. Juge de paix et colonel de milice, de Niverville dut s'exiler en France en 1761, après la Conquête du Canada. Décoré de la Croix de Saint-Louis, il revint ensuite au Canada. Capitaine de milice de Trois-Rivières durant l'invasion américaine en 1775 et 1776, il prit part à la Bataille de Trois-Rivières le 8 juin 1776. Son petit-fils, Charles Boucher de Niverville (1825-1869), fut maire de Trois-Rivières (1863-1865) et député.

Joseph-Claude Boucher de Niverville avait épousé Marie-Josephte Chastelain, fille de François Chastelain (officier des Compagnies franches de la Marine, propriétaire du manoir de la rue Bonaventure à Trois-Rivières et seigneur de Sainte-Marguerite) en 1757.

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À la fin d'août 1775, durant la Guerre d'indépendance des Treize Colonies de la Nouvelle-Angleterre, un contingent de "Bostonnais" marchait vers Montréal et un autre vers Québec. Après la capitulation du fort Saint-Jean, le gouverneur général du Canada, Guy Carleton, décida alors d'aller organiser la résistance de Québec. Le 11 novembre 1775, il quitta Montréal avec une flotille de 11 navires transportant 130 officiers et soldats anglais. Deux jours plus tard, le 13, Montréal capitulait sans combattre et ouvrait ses portes à l'envahisseur. Durant ce temps, à Sorel, la flotille du gouverneur Carleton tomba malencontreusement aux mains des "Bostonnais". Déguisé en paysan et monté dans une embarcation légère avec cinq ou six Canadiens (dont le chevalier Joseph-Claude Boucher de Niverville, de Trois-Rivières), Carleton réussit à échapper aux "Bostonnais". Arrivé à Trois-Rivières, il passa la nuit du 17 au 18 novembre 1775 réfugié dans le manoir de Niverville. Il s'embarqua ensuite à bord du Fell, en route pour Québec.

Vers 8 heures du matin, le 8 juin 1776, le chevalier de Niverville et 12 miliciens trifluviens surprirent Antoine Gautier qui arrivait de Pointe-du-Lac avec une avant-garde de 7 ou 8 "Bostonnais". Les soldats furent faits prisonniers et le reste de la colonne américaine ne tarda pas à arriver. Ce fut la Bataille de Trois-Rivières.

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À la mort de son beau-père, François Chastelain, en 1761, son épouse Marie-Josephte hérita du manoir de la rue Bonaventure, à Trois-Rivières, qui prit alors le nom de manoir de Niverville. En 1804, Boucher de Niverville légua à son tour la propriété à sa famille qui la conserva jusqu'en 1845.

DateInconnue
CollectionEncyclopédie Trifluviana
SourceDaniel Robert, Fichier d'accès rapide à l'histoire, Société de conservation et d'animation du patrimoine de Trois-Rivières. Hélène GÉLINAS, Daniel ROBERT, Louise VERREAULT-ROY et René VERRETTE, Inventaire des plaques et monuments commémoratifs, suivi d'un relevé des lieux-dits et des toponymes trifluviens, Société de conservation et d'animation du patrimoine de Trois-Rivières, juillet 1994, p. 59. (TRI 971.4451 I62). Daniel ROBERT, "La Bataille de Trois-Rivières" dans un supplément du bulletin municipal Le Trifluvien, Trois-Rivières, mai 2001, 4 pages. Daniel ROBERT, "Naissance de Trois-Rivières", dans: Patrimoine trifluvien (bulletin annuel d'histoire de la Société de conservation et d'animation du patrimoine de Trois-Rivières), no 7, juin 1997, p. 8.

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