L’historien Mario Marchand s’intéresse au changement culturel et à la transformation du paysage en Mauricie. Son livre traite de l’histoire culturelle de l’environnement concernant deux imaginaires sociaux: celui des Algonkiens et celui des Euro-Canadiens. De plus, les représentations collectives de la forêt sont envisagées comme des idées, des perceptions, voire des concepts qui prennent forme dans les mentalités. La transformation du paysage, quant à elle, traduit le rapport à l’environnement de deux mondes différents, et ce, pendant près de 400 ans.
Le principal objet du livre est la forêt des Autochtones, qui en demeure le fil conducteur. En conséquence, la forêt des Allochtones n’est le plus souvent envisagée que par rapport à l’autre. Redonner aux Autochtones une parole en comparaison des écrits des Allochtones (Blancs) est au cœur de la problématique de ce livre. En effet, pour l’auteur, la parole autochtone a une valeur historique indéniable dans la mesure où elle est mise en corrélation avec les écrits de témoins qui ont côtoyé les Autochtones et qui avaient les qualités nécessaires pour décrire le monde de la forêt.
Le livre La forêt des deux mondes se situe dans la mouvance de l’anthropologie historique, c’est-à-dire qu’il aborde l’histoire en considérant des enjeux de société qui demeurent d’actualité. Les Autochtones y trouvent une place prépondérante, car en tout premier lieu c’est bien de leur histoire qu’il est question dans cette publication. Cependant, cet ouvrage scientifique s’adresse également à tous ceux et celles qui ont un intérêt pour la forêt et pour l’histoire de la Mauricie.


