Marie-Élisabeth ROCBERT de La Morandière

Marie-Élisabeth Rocbert de La Morandière (1696-1755) fut l'épouse de Claude-Michel Bégon, gouverneur de Trois-Rivières de 1743 à 1748. Femme instruite, elle écrivait beaucoup; ses lettres sont remplies de détails sur la société canadienne du milieu du XVIIIe siècle.Fille d'Étienne Rocbert de La Morandière, bourgeois de Montréal, et d'Élisabeth Duverger, Marie-Élisabeth Rocbert de La Morandière naquit à Montréal le 27 juillet 1696. Elle épousa clandestinement Claude-Michel Bégon de La Cour, chevalier de Saint-Louis, avant que le mariage ne fût régularisé en décembre 1718. Élisabeth Bégon suivit son époux dans ses mutations: major à Québec en 1726, lieutenant du roi à Trois-Rivières en 1731, puis à Montréal en 1733, gouverneur de Trois-Rivières de 1743 jusqu'à sa mort, le 30 avril 1748.Après le décès de son époux en 1748, Élisabeth Rocbert-Bégon s'installa à Montréal avec son père et sa petite-fille, et entretint une riche correspondance avec son gendre, veuf de sa fille, Michel de Villebois de la Rouvillière (ces documents, retrouvés en 1932, témoignent des dernières années du Régime français au Canada). L'année suivante (1749), elle émigra en France et s'établit à La Rochelle où elle demeura jusqu'à sa mort, le 1er novembre 1755.Les Bégon de France la surnommaient "l'Iroquoise". L'ingénieur Louis Franquet disait d'elle qu'elle était "une personne des plus accomplies, tant par la figure que par l'esprit".

DateEnviron 1740
CollectionEncyclopédie Trifluviana
Source Claude DUPRÉ, Dictionnaire biographique du Canada. Réginald HAMEL, John HARE et Paul WYCZYNSKI, Dictionnaire des auteurs de langue française en Amérique du Nord (1989). François ROY, "Le bégonia et le bougainvillier", dans: Le Nouvelliste, 24 août 2002, p. 21. François ROY, "Le borgne et l'Iroquoise", dans: Le Nouvelliste, 30 novembre 2002, p. 26.

Poster le commentaire