Mission Notre-Dame-de-la-Salette

Voir aussi Sanctuaire de la Réconciliation, Institut séculier des Oblates missionnaires de Marie Immaculée, École Notre-Dame-de-la-Salette

La mission Notre-Dame-de-la-Salette fut fondée au lieu-dit "Le Rochon" le 24 mars 1940.

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C'est en mars 1940 que l'abbé Henri Moreau (1896-1981) organisa une desserte "à 5 milles et demi de Trois-Rivières", chez les quelque 150 résidents d'un secteur de la mission Saint-Michel-des-Forges appelé "Le Rochon". La première messe y fut célébrée le dimanche de Pâques, le 24, dans la maison de Trefflé Raymond.

Le vocable de la nouvelle desserte, Notre-Dame-de-la-Salette, fut choisi dès son ouverture. En effet, depuis le début de la guerre en septembre 1939, une quinzaine de scolastiques des Pères missionnaires de Notre-Dame de La Salette de Enfield (New Hampshire, É.-U.) faisaient leurs études de théologie au Grand Séminaire de Trois-Rivières en attendant leur propre scolasticat (le nom de cette congrégation rappelait les apparitions de la Vierge Marie à deux petits bergers, Maximin Giraud et Mélanie Calvat dit Mathieu, du petit village de La Salette (France) en 1846). En 1940, ces grands séminaristes avaient déjà, à la demande de l'abbé Moreau, effectué quelques visites aux familles du Rochon. Durant les trois jours de retraite préparatoire à la fête de Pâques, ils y distribuèrent des médailles et invoquèrent fréquemment Notre-Dame de La Salette. Dès leur départ de Trois-Rivières, en juillet 1942, la revue Le Bonheur, fondée par l'abbé Moreau en avril 1941, publia un texte d'Alide Garceau sur Notre-Dame de La Salette, "réconciliatrice des pécheurs". Mais c'est le 26 décembre 1940, au cours d'un dîner de Noël paroissial, que Mgr Alfred-Odilon Comtois donna officiellement Notre-Dame de la Salette comme patronne de la desserte du Rochon.

Trois mois après l'ouverture de la desserte, le 15 juin 1940, la maison de Raymond fut détruite par un incendie. Les offices religieux furent ensuite célébrés dans la maison d'Aldéi Robert qui servait aussi d'école. Le 25 juillet suivant commença la construction d'une chapelle-école qui fut achevée en septembre. Cet édifice servit pendant huit ans.

Le 22 septembre 1946, l'évêque de Trois-Rivières, Mgr Maurice Roy, bénit la pierre angulaire d'une nouvelle chapelle en construction depuis août 1945. Le nouveau sanctuaire de la Réconciliation fut ouvert au culte le 19 septembre 1948 et devint rapidement un centre de pèlerinage.

Dix ans plus tard, en 1958, l'Institut séculier des Oblates missionnaires de Marie Immaculée devint propriétaire de l'édifice, tandis que l'Institut séculier Voluntas Dei assurait les services de la desserte Notre-Dame-de-la-Salette. Le clocher fut dégarni de ses cloches; celles-ci furent données à la paroisse Saint-Laurent de Trois-Rivières (en 1993, elles s'envolèrent pour l'église Santa Familia de Choluteca, au Honduras).

Puis, en 1960, le sanctuaire de Notre-Dame-de-la-Salette devint la chapelle des Oblates missionnaires de Marie-Immaculée, installées tout près dans une nouvelle maison. En 1961-1962, les Oblates y avaient leur école normale qu'utilisèrent, à compter de 1964, les Voluntas Dei pour leur séminaire. Ces bâtiments du 7505 boulevard Parent servent aujourd'hui pour le Centre de prière L'Alliance et pour la Maison Carignan.

DateInconnue
CollectionEncyclopédie Trifluviana
SourceDaniel Robert, Fichier d'accès rapide à l'histoire, Société de conservation et d'animation du patrimoine de Trois-Rivières. René BEAUDOIN et Daniel ROBERT, "Le patrimoine religieux de Trois-Rivières", dans: Patrimoine trifluvien (bulletin annuel d'histoire de la Société de conservation et d'animation du patrimoine de Trois-Rivières), no 8, juin 1998, p. 13-14 et 19. Jean ROY, Daniel ROBERT et Louise VERREAULT-ROY, Les populations municipales et paroissiales de la Mauricie. Dossier statistique: 1850-1971, Publication du Groupe de recherche sur la Mauricie, cahier no 3, Université du Québec à Trois-Rivières, 1980, 236 pages.

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