Orphelinat Saint-Dominique de Trois-Rivières

Les Dominicaines du Rosaire (Dominicaines de la Trinité) arrivèrent à Trois-Rivières en 1902 pour prendre charge de tout ce qui concernait l'entretien matériel du Séminaire Saint-Joseph de Trois-Rivières.À partir du 1er septembre 1910, les religieuses dirigèrent aussi un centre d'accueil pour une soixantaine d'orphelins: l'Orphelinat Saint-Dominique, érigé près du Séminaire et attenant à leur couvent, la maison Sainte-Rose, sur la rue Saint-François-Xavier.En septembre 1907 et à nouveau en juillet 1908 et en août 1911, les Ursulines cceptèrent de vendre des lots sur les rues Saint-François-Xavier et Sainte-Ursule, derrière le Séminaire, pour le bénéfice de l'orphelinat tenu par les soeurs Dominicaines. En août 1918, les dames de l'Association de charité érigèrent une grande tente dans le parc de l'Exposition pour y tenir un bazar au profit des Sœurs Dominicaines qui projetaient d'agrandir leur orphelinat.En juillet 1923, le club Rotary de Trois-Rivières, présidé par C.O. Baptist, tint une journée champêtre (pique-nique, jeux, chants, courses) en faveur des 150 orphelins et orphelines de l'orphelinat Saint-Dominique et de l'hôpital Saint-Joseph, sur le domaine de la Villa Mon Repos.En 1929, les religieuses décidèrent d'aller s'établir sur le deuxième coteau, sur le boulevard du Carmel, et d'y transporter l'Orphelinat Saint-Dominique. En septembre de cette année-là, les Ursulines acceptaient de céder une pointe de terrain contigu à celui des Dominicaines, pour les besoins de leur nouvel orphelinat (Ville Joie Saint-Dominique). Mais, en mars suivant, quand les Dominicaines demandèrent encore un lopin de 100 pieds de front sur 400 de largeur aux Ursulines, "pour satisfaire les plans de leur projet de façade", les Ursulines refusèrent catégoriquement car elles craignaient de manquer elles-mêmes de terrain quand elles eurent été "obligées de bâtir". En juillet 1932, toutefois, les Ursulines acceptèrent d'échanger à nouveau des terrains avec les Dominicaines: les Ursulines cédèrent un morceau de terre situé sur le boulevard du Carmel; de leur côté, les Dominicaines cédèrent une pointe située à l'opposé et donnant sur le parc de l'Exposition.Le nouvel Orphelinat Saint-Dominique reçut la bénédiction de Mgr François-Xavier Cloutier le 20 septembre 1931. Agrandi en 1947 et devenu Ville-Joie Saint-Dominique en 1948, le centre d'accueil est aujourd'hui administré par des laïcs.
Mgr Charles-Édouard Bourgeois, directeur du Centre de service social du diocèse de Trois-Rivières (œuvre connue auparavant sous le nom de L'Assistance à l'enfant sans soutien), fut aumônier de l'Orphelinat Saint-Dominique.

Date1910
CollectionEncyclopédie Trifluviana
Source René BEAUDOIN, "Les chapelles de Trois-Rivières", dans: Patrimoine trifluvien (bulletin annuel d'histoire de la Société de conservation et d'animation du patrimoine de Trois-Rivières), no 8, juin 1998, p. 18. En collaboration, « Le terrain de l'exposition de Trois-Rivières: d'une crise à l'autre » dans: Patrimoine trifluvien (bulletin annuel d'histoire de la Société de conservation et d'animation du patrimoine de Trois-Rivières), no 2, avril 1992, p. 3. Daniel ROBERT, "Les parcs et lieux publics de Trois-Rivières, XVIIe-XXe siècles", dans: Patrimoine trifluvien (bulletin annuel d'histoire de la Société de conservation et d'animation du patrimoine de Trois-Rivières), no 6, mai 1996, p. 10. Daniel ROBERT, "Le domaine des Ursulines de Trois-Rivières et l'espace urbain, XVIIe-XXe siècles", dans: Patrimoine trifluvien (bulletin annuel d'histoire de la Société de conservation et d'animation du patrimoine de Trois-Rivières), no 7, juin 1997, p. 23 et 25. Daniel ROBERT, "Quelques monuments religieux", dans: Carnet du patrimoine (bulletin de liaison de la Société de conservation et d'animation du patrimoine de Trois-Rivières), numéro spécial, juin 1998, p. 8.

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