Voir aussi Église Saint-Pie-X, Communauté locale Saint-Pie-X
La paroisse Saint-Pie-X de Trois-Rivières fut érigée canoniquement le 5 juin 1959 et supprimée le 10 avril 2002 (décret canonique de Mgr Martin Veillette signé le 9 janvier 2002). La communauté locale Saint-Pie-X et son territoire furent alors rattachés à la nouvelle paroisse Saints-Martyrs-Canadiens, avec les communautés locales et territoires des anciennes paroisses Sainte-Marguerite-de-Cortone, Très-Saint-Sacrement et Saint-Jean-de-Brébeuf. Les registres paroissiaux sont conservés au 690, boul. des Récollets (ancien presbytère de la paroisse Saint-Pie-X).
La paroisse Saint-Pie-X avait été ainsi nommé en mémoire de Pie X (Giuseppe-Melchiore Sarto), né en 1835, pape de 1903 à 1914 et canonisé le 29 mai 1954.
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Le territoire de la paroisse Saint-Pie-X, sur le deuxième coteau de Trois-Rivières, était formée principalement du secteur Normanville de Trois-Rivières.
La fin de la Deuxième Guerre mondiale suivie du retour de plusieurs dizaines d'anciens combattants à Trois-Rivières, en 1945, favorisa le développement domiciliaire de la partie nord-est du coteau Saint-Louis, à partir du boulevard Laviolette. Dès 1950, tout le coteau était occupé jusqu'à la rivière Saint-Maurice. Durant ce temps, la Coopérative d'habitation Laflèche, formée d'une cinquantaine de Lacordaires de la paroisse Très-Saint-Sacrement, entreprit la construction résidentielle dans un nouveau secteur, appelé Normanville. Le projet Wartime Housing dressa bientôt des habitations sur le boulevard Laviolette, la rue Marie-Leneuf et les places Dalcourt et Harper, tandis que "les maisons de Spénard", comme on les appella plus tard, furent bâties sur le boulevard des Récollets et les rues Provencher, Cinq-Mars et Papineau. Le développement rapide de ce quartier amena l'évêque à y nommer un desservant, l'abbé Paul-Émile Lafrenière, le 16 octobre 1954. Jusqu'à l'inauguration de l'église paroissiale, en 1959, les services religieux furent offerts alternativement à la chapelle du Carmel et à celle des Soeurs de Marie-Réparatrice, à l'angle des rues Saint-Charles (Hart) et Laviolette. Moins de cinq ans plus tard, le 5 juin 1959, la desserte de Normanville donna naissance à la paroisse Saint-Pie-X.
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Dans le seul territoire de la paroisse Saint-Pie-X, on comptait 60 familles catholiques anglophones en 1961, 69 en 1963. Celles-ci étaient desservies par la paroisse nationale Saint-Patrick.
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En 1967, les Sœurs de l'Assomption de la Sainte-Vierge achetèrent un terrain des Sœurs de Marie-Réparatrice, dans la paroisse Saint-Pie-X, pour y construire leur nouveau couvent destiné à loger le Provincialat et les religieuses retraitées. L'édifice, situé au 875 rue Marguerite-Bourgeois, fut inauguré par l'évêque de Trois-Rivières, Mgr Georges-Léon Pelletier, le 3 mai 1969.