Voir aussi Église Sainte-Marguerite-de-Cortone, Communauté locale Sainte-Marguerite-de-Cortone, Coopérative d'habitation Sainte-Marguerite
La mission Sainte-Marguerite de Trois-Rivières fut fondée en 1925. La paroisse Sainte-Marguerite-de-Cortone de Trois-Rivières fut érigée canoniquement en 1932 et supprimée le 10 avril 2002 (décret canonique de Mgr Martin Veillette signé le 9 janvier 2002). La communauté locale Sainte-Marguerite-de-Cortone et son territoire furent alors rattachés à la nouvelle paroisse Saints-Martyrs-Canadiens, avec les communautés locales et territoires des anciennes paroisses Saint-Jean-de-Brébeuf, Très-Saint-Sacrement et Saint-Pie-X. Les registres paroissiaux sont conservés au 690, boul. des Récollets (ancien presbytère de la paroisse Saint-Pie-X).
Le patronyme Sainte-Marguerite-de-Cortone avait été choisi pour rappeler l'ancienne seigneurie de Sainte-Marguerite.
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Vers 1910, la rareté des logements dans les vieilles zones du bord du fleuve favorisa l'expansion des habitations un peu plus vers le nord, dans le parc immobilier Laflèche, le long des rues Sainte-Marguerite et Saint-Roch, prolongeant ainsi le quartier Saint-Philippe de l'autre côté du chemin de fer. Plusieurs maisons étaient bâties « à la diable ».
D'autres maisons vinrent bientôt border les rues Plouffe, Brébeuf et Chamberland. À partir du 8 novembre 1925, alors que près de 130 familles étaient établies dans ce secteur, l'abbé Louis-Joseph Chamberland, aumônier des Syndicats ouvriers catholiques, y célébra la messe dominicale dans l'école Sainte-Marguerite.
Au moment où l'abbé Chamberland reçut sa lettre de nomination officielle comme desservant, le 4 avril 1926, la construction d'un premier édifice cultuel, une chapelle de secours, était déjà commencée depuis le 8 février à l'angle des rues Brébeuf et Chanoine-Chamberland. La modeste chapelle de Sainte-Marguerite fut ouverte au culte le dimanche 1er mai 1926. Et, le 8 avril 1932, la mission de Sainte-Marguerite-de-Cortone fut érigée en paroisse. L'abbé Chamberland en devint le premier curé; il le fut durant 40 ans, jusqu'en mai 1972.
À la fin de la Deuxième Guerre mondiale, le pays tout entier connaissait une grave crise du logement. Le curé de Sainte-Marguerite-de-Cortone provoqua alors la fondation de la Coopérative d'habitation Sainte-Marguerite. À la fin de décembre 1947, grâce à la Coopérative, plusieurs dizaines de familles logeaient dans des maisons confortables qui leur appartenaient. Le modèle coopératif du curé Chamberland à Trois-Rivières, couronné de succès, fut bientôt cité en exemple à travers le monde.
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SAINTE MARGUERITE de CORTONE
Pénitente
(1249-1297)
Sainte Marguerite de Cortone était une enfant du peuple. La négligence de ses parents, sa rare beauté, les occasions dangereuses, l'engagèrent en des liens coupables pendant neuf ans. Aveuglée par ses passions, elle avait le sentiment de sa vie criminelle et aspirait à en sortir; mais elle n'en avait pas le courage. La mort violente et tragique de son séducteur fut pour elle le coup de grâce.
Ardente au bien comme elle l'avait été au mal, elle fit l'aveu de ses fautes, et, après trois ans d'épreuves, reçut l'habit du Tiers-Ordre de Saint-François. Notre-Seigneur lui fut prodigue, comme autrefois à Madeleine, de Ses faveurs les plus singulières. La terre froide et nue est son lit, une pierre ou un morceau de bois son oreiller; son sommeil est souvent interrompu par ses soupirs et par ses larmes; sa beauté d'autrefois n'est plus aujourd'hui pour elle qu'un objet d'horreur; elle se défigure par les jeûnes et par de sanglantes meurtrissures.
La plus insigne grâce de sa vie depuis sa conversion, c'est sa participation aux souffrances de la Passion:
"Prépare-toi, lui dit Jésus-Christ, à être purifiée par les tribulations, les tentations, les infirmités, les douleurs, les larmes, les craintes, la faim, la soif, le froid, les privations de toutes sortes; Je serai avec toi.
-- O Seigneur, dit Marguerite, je m'offre avec allégresse pour souffrir avec Vous."
Elle eut bientôt une participation aussi grande que possible aux douleurs de Jésus, qu'elle vit et qu'elle endura toutes les unes après les autres. Quand elle sortit de cet état surnaturel, pâle et livide, elle demeura longtemps sans parole et glacée d'un froid mortel.
Dieu donna à Marguerite une grâce puissante pour obtenir la conversion des pécheurs et la délivrance des âmes du purgatoire. Elle eut, avant sa mort, à soutenir de terribles combats contre l'ennemi des âmes; mais Dieu fut avec elle, et elle vit un ange descendre du Ciel pour la fortifier.
Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950