Peinture au Canada et au Québec après 1850

Voir aussi Peinture au Canada et au Québec avant 1850

Durant la seconde moitié du XIXe siècle, des peintres de grand talent se taillèrent une place dans l'art québécois: Alfred Bayard, S. Elliott, James MacDonald Barnsley, Joseph Saint-Charles, William Raphaël (pionnier des peintres juifs au Canada), Napoléon Bourassa (1827-1916, élève de Théophile Hamel, marié à Azélie Papineau), Ozias Leduc, Eugène Hamel, Charles Huot (né en 1855), Gabrielle Ducharme, Charles-Ignace-Adélard Gill, Ludger Larose.

En 1860, des anglophones fondèrent l'Art Association qui organisa des expositions publiques et dispensa des cours sur les beaux-arts. Quelques années plus tard fut créée la Société des artisans canadiens-français qui offrait des cours de dessin à l'intention des ouvriers. Puis, l'abbé Joseph Chabert organisa l'Institution nationale, école spéciale des beaux-arts, sciences, arts et métiers, et industries qui offrait surtout des cours de dessin et de peinture.

Mais, dans la deuxième moitié du XIXe siècle, l'intérêt populaire pour la peinture, particulièrement le portrait, connut une nette régression due à l'importance croissante de la photographie. Le développement de l'art photographique donna en effet un choc terrible à la peinture; quelques artistes devinrent même des coloristes de photos, tel Joseph Dynes.

La peinture reprit un nouveau souffle au début du XXe siècle. Entre-temps, quelques artistes réussirent quand même à se tailler une place: Frances Ann Hopkins, Walter Baker, Oratio Walker, Henry R.S. Bunnet, William Brymner, les peintres-illustrateurs Octave-Henri Julien et Edmond-J. Massicotte.

DateInconnue
CollectionEncyclopédie Trifluviana
SourceDaniel Robert, Fichier d'accès rapide à l'histoire, Société de conservation et d'animation du patrimoine de Trois-Rivières. Daniel ROBERT, "La vie culturelle trifluvienne, XVIIe-XXe siècles", dans: Patrimoine trifluvien (bulletin annuel d'histoire de la Société de conservation et d'animation du patrimoine de Trois-Rivières), no 10, août 2000, p. 12.

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