Photographie à Trois-Rivières

Voir aussi Photographie au Canada et au Québec

À Trois-Rivières, l'activité photographique commença dès février 1848 alors qu'un nommé Carlton, propriétaire de la British North American Photographic Portrait Gallery de Québec, installa un atelier de daguerréotypiste dans l'édifice de la famille Dumoulin sur la rue des Forges, face au marché aux denrées. Mais c'est à William Notman de Montréal que revient l'honneur d'avoir réalisé en 1860 les premières vues de Trois-Rivières - du moins les plus anciennes actuellement connues.

En mai 1865, un élève du fameux Sarony de Londres, J.T. Lambly (ou Lambert), s`établit sur la rue Alexandre (Radisson) à l'enseigne du Pavillon rouge: il y organisa une sorte de club de photo qui était, en fait, une occasion de vente à tempérament des photos qu'il réalisait pour sa clientèle; il fut à l'origine d'une série de clichés en stéréoscopie ayant pour sujets des places d'affaires de Trois-Rivières. Dès son arrivée à Trois-Rivières en 1865, il avait photographié l'abbé E. Béliveau du Collège de Trois-Rivières.

Les photographes A. Héroux et Louis Grenier, établi au 178 rue Notre-Dame Centre, étaient aussi présents à Trois-Rivières vers 1885. L'une des photos les plus connues de Héroux montre le défilé funèbre du deuxième évêque de Trois-Rivières, Mgr Louis-François Laflèche, sur la rue Hart en juillet 1898.

Pierre-Fortunat Pinsonneault, photographe et éditeur de cartes postales, arriva à Trois-Rivières en 1888; il y resta jusqu'à sa mort en 1938, laissant derrière lui 50 ans de carrière et des milliers de clichés qui constituent aujourd'hui un corpus d'archives photographiques inestimables.

DateInconnue
CollectionEncyclopédie Trifluviana
SourceDaniel Robert, Fichier d'accès rapide à l'histoire, Société de conservation et d'animation du patrimoine de Trois-Rivières. Daniel ROBERT, "La vie culturelle trifluvienne, XVIIe-XXe siècles", dans: Patrimoine trifluvien (bulletin annuel d'histoire de la Société de conservation et d'animation du patrimoine de Trois-Rivières), no 10, août 2000, p. 12.

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