Pierre-Victor Ayotte (1849-1936) fut photographe, libraire, éditeur, imprimeur, fondateur du journal Le Trifluvien et du journal The Trifluvian Trader (31 octobre 1888) et propriétaire de la Maison P.-V. Ayotte.
Fils de Pierre Ayotte, cultivateur, et Julie Gauthier, Pierre-Victor Ayotte naquit à Maskinongé, le 8 juillet 1849. Après des études primaires à Maskinongé, il prit la route de Lowell, au Massachusetts, où il s'initia au métier de photographe, en même temps qu'il travaillait dans une manufacture de bretelles.
De retour au pays, P.-V. Ayotte épousa Marie-Délia Sicard à Saint-Justin le 18 juin 1872. Neuf ans plus tard, en 1881, il amorça sa carrière de libraire-importateur à Trois-Rivières. Puis, le 31 octobre 1888, il fonda le journal Le Trifluvien (1888-1908) qui devint l'organe du Parti conservateur à Trois-Rivières.
Établi d'abord aux 157-159 rue Notre-Dame, le journal fut déménagé à l'angle des rues Notre-Dame et Saint-Antoine le 1er juin 1893 puis, quelques semaines plus tard, aux 171-173 rue Notre-Dame (emplacement de l'actuel édifice P.-V. Ayotte). Le rédacteur en chef était l'avocat Pierre McLeod, auquel succéda Omer Héroux (7 mars 1896-1900). Parmi les journalistes se trouvaient les avocats L.-P. Guillet, Joseph Barnard et François Désilets, Jean-Baptiste Meilleur-Barthe, Oscar Ayotte, M. Vekeman et Alfred Olivier. Le Trifluvien occupait une place importante sur la scène régionale. Il disparut dans le grand incendie de Trois-Rivières le 22 juin 1908.
Entre-temps, P.-V. Ayotte avait fait également l'acquisition du Mouvement catholique (1897-1901) et de l'hebdomadaire Le Nicolétain (du 9 mai 1890 au 26 avril 1894). Il édita également Les Ursulines de Trois-Rivières et Floraisons matutinales de Nérée Beauchemin (1897).
En même temps qu'il perdait son journal, en juin 1908, P.-V. Ayotte perdait aussi tout l'édifice abritant son commerce. Mais il ne se laissa pas abattre et il entreprit aussitôt la reconstruction sur le même emplacement, grâce à un prêt accordé par la Ville de Trois-Rivières.
La maison d'édition P.-V. Ayotte imprima et distribua de nombreuses publications, dont plusieurs à caractère religieux, notamment Les Ursulines de Trois-Rivières et Floraisons matutinales de Nérée Beauchemin (1897).
P.-V. Ayotte fut, avec Charles N. De Blois, Charles Ross Whitehead, J.-L. Fortin et J.-Alfred Charbonneau, l'un des membres-fondateurs de l'Association des citoyens des Trois-Rivières le 11 mars 1910.
Il décéda le 15 juillet 1936.
