Place Marcelle-Ferron

Marcelle Ferron (29 janvier 1924 - 19 novembre 2001) fut peintre, sculpteure et verrière.

Marcelle Ferron, comme son frère Jacques et sa sœur Madeleine (tous deux écrivains), a profondément marqué le monde des arts. Native de Louiseville, elle perd sa mère à l'age de sept ans. Suite à cela, son père, notaire d'allégeance très libérale, décide de parfaire l'éducation familiale à la campagne. Leur nouvelle vie fera d'eux des personnes très indépendantes et engagées dans la transformation du Québec des années 1940. Marcelle Ferron se retrouvera plus d'une fois à l'hôpital, terrassée par une tuberculose osseuse. Ses nombreux passages l'ont amenée à adopter une philosophie nouvelle, son amour de la vie, sa fougue et sa franchise. Tout ceci lui a valu l'admiration et la reconnaissance de ses pairs, celle d'une fonceuse et d'une femme engagée à bien des égards. Son prestige d'artiste reconnue lui donne le sérieux de son parler, de sa pensée; ce qui fait d'elle une féministe avant son temps.

C'est en 1942 qu'elle s'inscrit à l'école des Beaux Arts de Québec. Elle quittera en 1944, désabusée du peu de réponses à ses questions sur un art plus moderne. Devenue autodidacte, sa rencontre avec Paul-Émile Borduas transformera sa vision de la peinture. Suite à cette rencontre, elle joindra les rangs des automatistes en 1946. Elle sera la plus jeune signataire du manifeste Refus global en 1948, ce qui donne un véritable coup d'envoi de sa carrière d'artiste.

Après maints tracas, dont une vie conjugale difficile, elle quitte Montréal pour aller s'établir à Paris avec ses trois filles. Ce séjour en France lui sera bénéfique pour sa carrière de peintre. À son retour, elle fait la rencontre du verrier Michel Blum. Pour elle, travailler le verre s'inscrit dans la continuité de son art. Parmi ses réalisations, notons celles d'une murale pour l'Expo 67, la station de métro Champ-de-Mars, le palais de justice de Granby, un hommage aux 14 victimes de la tuerie de la l'École Polytechnique et, plus près de nous, la murale du Centre hospitalier régional de Trois-Rivières.

Les distinctions ne manquent pas: en 1983, elle est la première femme à recevoir le prix Paul-Émile-Borduas. Par la suite, on la décore de l'Ordre national du Québec pour la nommer Grand officier de l'Ordre national du Québec en 2000. Elle est connue et reconnue partout dans le monde pour son travail exceptionnel et sa personnalité hors du commun.

DateInconnue
CollectionEncyclopédie Trifluviana
SourceDaniel Robert, Fichier d'accès rapide à l'histoire, Société de conservation et d'animation du patrimoine de Trois-Rivières. Daniel ROBERT, Répertoire des toponymes de Trois-Rivières, SCAP. René VERRETTE, Les rues de Trois-Rivières: leur origine et leur histoire, Trois-Rivières, Cahiers historiques no 2, 1984, 101 p. (TRI 971.445 V553r).

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