Raymond Douville (1905-1997) fut journaliste au journal Le Nouvelliste, co-propriétaire du journal Le Bien public et Sous-secrétaire de la Province de Québec.
Fils d'Alphonse Douville et d'Alice de Chavigny de la Chevrotière, Raymond Douville naquit à Sainte-Anne-de-la- Pérade le 17 septembre 1905. Il fit ses classes primaines dans son village natal, au Collège du Sacré-Coeur. Étudiant au cours classique du Séminaire de Nicolet, il y obtint un baccalauréat ès arts avant de s'inscrire au programme de journalisme à l'Université de Montréal. Durant ses études, il travailla à la Librairie d'Action française et aux Éditions Albert Lévesque à titre de réviseur et correcteur de manuscrits.
À la fin de 1928, Douville s'établit à Trois-Rivières où il entreprit une carrière de journaliste, d'abord au quotidien Le Nouvelliste puis à l'hebdomadaire Le Bien public qu'il acquit en 1933 avec un associé, Clément Marchand (Douville assuma la direction du journal de 1943 à 1955).
C'est Douville qui introduisit Clément Marchand dans la jungle des écrivains contestataires et anticonformistes, dont Robert LaPalme, Olivar Asselin et Claude-Henri Grignon.
Un discours régionaliste se développait au moment où Douville se fixa à Trois-Rivières, discours inspiré par un professeur du Séminaire, l'abbé Joseph Gérin Gélinas (neveu de l'auteur de Jean Rivard), repris par quelques autres, dont l'abbé Albert Tessier, qui formèrent un noyau à l'origine de la Société d'histoire régionale (1926) et de deux collections de monographies historiques: Les Cahiers d'histoire régionale et Pages trifluviennes.
Douville se fit le propagandiste du "réveil mauricien" sous l'angle historique; ses textes visaient à sortir de l'oubli l'histoire de la Mauricie. Il collabora ainsi à d'autres publications, dont Le Mauricien qui se présentait comme une "revue régionaliste illustrée".
Élu à la Société des Dix en 1948 (où il a joué un rôle actif jusqu'en 1988) et à la Société royale du Canada en 1957, secrétaire (1936-1949) puis président (1955-1959) de l'Association des hebdomadaires canadiens-français, Douville fut nommé sous-secrétaire de la Province de Québec le 8 juin 1959, poste qu'il conserva jusqu'au moment de sa retraite, le 17 décembre 1972. Il fut aussi président de la Société d'histoire régionale de Trois-Rivières et membre de la Commission des biens culturels du Québec (1975-1978).
Douville a laissé une production importante qui compte une biographie, 14 ouvrages d'histoire, 2 ouvrages publiés en collaboration, et 33 études parues dans Les Cahiers des Dix.
De son union avec Marie-Bella Beaulac, le 25 septembre 1937, sont issues trois filles: Renée, Louise et Charlotte. Raymond Douville décéda à Québec le 12 octobre 1997.