Rue de Monseigneur-Cooke

La rue Cooke est une voie de communication reliant les rues Sainte-Julie et Saint-François-Xavier, dans le territoire de l'ancienne paroisse Notre-Dame-des-Sept-Allégresses de Trois-Rivières. Son nom rappelle la mémoire de Mgr Thomas Cooke, premier évêque du diocèse de Trois-Rivières, de 1852 à 1870.

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Vicaire-général du diocèse de Québec (1832-1852) et curé de Trois-Rivières (1835-1859), Mgr Thomas Cooke fut le 1ee évêque du diocèse de Trois-Rivières, de 1852 à 1870. Il fut sacré dans l'église paroissiale Immaculée-Conception de Trois-Rivières par Mgr Pierre-Flavien Turgeon, évêque de Québec, assisté de Mgr Ignace Bourget, évêque de Montréal.

Sa dépouille mortelle fut d'abord inhumée dans la cathédrale L'Assomption de Trois-Rivières, dans la crypte devant l'autel de la chapelle Saint-Thomas; puis, en 1966, elle fut exhumée et transportée (avec les corps de trois autres évêques de Trois-Rivières) dans le mausolée en béton, avec chapelle attenante, construit l'année précédente dans le cimetière Saint-Michel de Trois-Rivières.

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Le 8 juin 1852 fut érigé le diocèse de Trois-Rivières. Le grand-vicaire Thomas Cooke, curé de Trois-Rivières depuis 1835, fut alors choisi comme premier évêque. Le 16 mars 1854 - Mgr Cooke publia une lettre pastorale dans laquelle il invitait ses diocésains à contribuer financièrement à la construction de l'église-cathédrale. Puis, le 14 septembre suivant, il procéda à la bénédiction de la pierre angulaire qui marquait le début de la construction de l'édifice à l'angle des rues Bonaventure et Royale.

Mais le projet - une œuvre gigantesque pour l'époque - ne faisait pas l'unanimité et plusieurs membres du clergé s'opposaient à la dépense. Le manque d'argent retarda continuellement l'achèvement des travaux et, durant un temps, le pauvre évêque craignit d'être acculé à la faillite. C'est alors qu'il fit appel à l'abbé Louis-François Laflèche (1818-1898), administrateur énergique et comptable rigoureux. Le 5 décembre 1856, Mgr Cooke envoya une circulaire à son clergé mettant en vigueur la stricte obligation d'un décret de la Propagande de Rome au sujet du Dixième, c'est-à-dire une redevance d'un dixième de leurs revenus ecclésiastiques que les prêtres devaient payer pour le soutien de l'Évêché.

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Le 20 novembre 1892, le successeur de Mgr Cooke, Mgr Louis-François Laflèche, bénit trois nouvelles cloches coulées par la fonderie Mears & Stainbank en Angleterre pour la cathédrale L'Assomption de Trois-Rivières. L'une de ces cloches (cloche la, de 1 198 livres) fut gravée au nom de Mgr Cooke. Ces cloches sont maintenant installées à l'église de Sainte-Thècle.
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En 1904, après les travaux d'agrandissement et de parachèvement de la cathédrale L'Assomption de Trois-Rivières, l'une des chapelles entourant le chœur fut nommée Saint-Thomas pour rappeler la mémoire de Mgr Cooke dont la dépouille mortelle était inhumée depuis 1870 dans la crypte devant l'autel de la chapelle.

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Le 1er août 1949, durant des travaux à la cathédrale L'Assomption de Trois-Rivières, on remplaça la pierre angulaire qui renfermait, encore intacts, les documents déposés par Mgr Cooke en 1854. L'opération, appelée "mise à jour de la pierre angulaire", se déroula en présence de Mgr Paul-Émile Doyon, vicaire général.

DateInconnue
CollectionEncyclopédie Trifluviana
SourceDaniel Robert, Fichier d'accès rapide à l'histoire, Société de conservation et d'animation du patrimoine de Trois-Rivières. Daniel ROBERT, Répertoire des toponymes de Trois-Rivières, SCAP. René VERRETTE, Les rues de Trois-Rivières: leur origine et leur histoire, Trois-Rivières, Cahiers historiques no 2, 1984, 101 p. (TRI 971.445 V553r).

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