Voir aussi Pinière de Trois-Rivières
La rue des Pins, aujourd'hui disparue, était un chemin reliant la rue Notre-Dame (des Ursulines) à la rue Saint-Maurice (boulevard du Saint-Maurice). Passant sur le cap Métabéroutin, sur le terrain où fut construite la papeterie Canadian International Paper en 1920, elle portait le nom de rue des Pins car elle menait dans un vaste territoire inhabité et recouvert de conifères dont l'essence principale était le pin.
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En août 1919, la Canadian International Paper (filiale canadienne de l'International Paper depuis 1916) projetait la construction d'une papeterie tout près de sa scierie, industrie qui allait marquer profondément le paysage de ce coin de la ville. La compagnie et la Ville de Trois-Rivières signèrent alors une convention: la C.I.P. s'appropriait tout le terrain situé à l'est du chemin de fer de ceinture jusqu'à la rivière Saint-Maurice, tandis que la Ville de Trois-Rivières allait provoquer la construction de plusieurs unités de logement qui devaient être disponibles pour les centaines de travailleurs venus s'installer. Puis, la C.I.P. acquit la majorité des neufs maisons de la rue Hemlock pendant que la Ville procédait à des expropriations sur les rues Notre-Dame (des Ursulines), des Pins, Hertel et des Commissaires. En 1920, les rues des Pins et Hemlock disparaissaient complètement sous la gigantesque papeterie. Le début de la production de papier par la C.I.P., en 1921, attira, comme prévu, de nombreux travailleurs.