Rue du Collège

La rue du Collège est une voie de communication de Trois-Rivières.

Le premier plan cadastral de Trois-Rivières fut confectionné en 1873. Les grands propriétaires, comme les Ursulines, firent alors lotir leurs terres afin de mettre en vente des parcelles pour la construction. Ce premier travail d'arpentage général fut cependant précédé de quelques transactions foncières qui avaient pour but d'ajuster immédiatement le plan aux aménagements prévus. Ainsi, du 20 au 28 août 1873, l'arpenteur Louis-O.-A. Arcand, accompagné du vicaire-général Charles-Olivier Caron (procureur des Ursulines) et de deux témoins, Benjamin Bourgeois et Achille Bailey, parcoururent en tous sens les champs du domaine des Ursulines. Marquant les points de mesurage "avec des poteaux de pin sciés et plantés douze pouces en terre et six pouces hors de terre", il dressèrent alors le procès-verbal de la subdivision en lots des terres appartenant aux religieuses. Ce faisant - et sans doute suivant le désir des Ursulines et de la municipalité -, il réservèrent des espaces pour le prolongement des rues Saint-François-Xavier, Saint-Charles (Hart), De Tonnancour et du Collège, ainsi que pour l'ouverture des rues des Commissaires, Sainte-Hélène, Sainte-Ursule et Sainte-Angèle.

En juillet 1881, la communauté des Ursulines de Trois-Rivières demanda à la Ville de Trois-Rivières de déplacer la rue Sainte-Hélène de 60 à 70 pieds vers le nord-est, sur des terrains leur appartenant et à leurs frais si nécessaire, pour permettre la construction d'un corps de logis qui devait servir de nouveau pensionnat. Le 5 septembre 1888, la Ville donna suite à la demande des religieuses: on ouvrit une nouvelle rue " sous le nom de "rue Sainte-Cécile". L'ouverture de cette rue, qui comptait 18 habitations en 1890, entraîna la disparition de la ruelle Saint-Paul et de la rue Sainte-Hélène, au nord du cloître des Ursulines. Puis, on déplaça vers l'est, d'une rangée de lots, le tracé de toutes les rues parallèles qui avaient été projetées en arrière du Séminaire: ainsi, le côté est de l'ancien tracé de la rue Sainte-Ursule devint son côté ouest, tandis que son nouveau côté est correspondait à l'ancien côté ouest de la rue Sainte-Angèle, et ainsi de suite. La nouvelle rue Sainte-Angèle fut ouverte à partir de la rue De Tonnancour au lieu de Saint-Charles (Hart), tandis que l'ancien tracé de cette rue, entre De Tonnancour et Saint-Charles, fut conservé sous le nom de Saint-Vallier. L'ancien tracé de la rue du Collège, de la rue des Champs (Laviolette) à la rue Saint-Paul, fut effacé.

DateInconnue
CollectionEncyclopédie Trifluviana
SourceDaniel Robert, Fichier d'accès rapide à l'histoire, Société de conservation et d'animation du patrimoine de Trois-Rivières. Daniel ROBERT, "Le domaine des Ursulines de Trois-Rivières et l'espace urbain, XVIIe-XXe siècles", dans: Patrimoine trifluvien (bulletin annuel d'histoire de la Société de conservation et d'animation du patrimoine de Trois-Rivières), no 7, juin 1997, p. 18 et 22.

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