Saint François d'Assise (29 avril 1182 – 3 octobre 1226), est un religieux catholique italien, fondateur de l'ordre franciscain (ou ordre des frères mineurs, o.f.m.) caractérisé par la pauvreté et la joie. Il a été canonisé dès 1228 par l'Église catholique romaine. Il est fêté le 4 octobre dans le calendrier liturgique catholique. François est issu d'une riche famille marchande d'Assise, en Ombrie. À sa naissance, sa mère le fait baptiser sous le nom de "Giovanni" (Jean). De retour de son voyage en France où il a fait de très bonnes affaires et en hommage à ce pays, son père, Pietro Bernardone, lui donne le nom de Francesco (François), qu’il gardera et par lequel il sera universellement connu. La jeunesse dissipée de Francesco est marquée par les aspirations de son époque. Fils d'un riche commerçant, il mène la belle vie et organise des fêtes avec ses condisciples. À l'époque des révoltes et des communes, roturier, il fait la guerre à la noblesse d'Assise et de Pérouse. La bataille de Ponte San Giovanni, en novembre 1202 sera pour lui suivie d'une année d'emprisonnement. La maladie contractée durant sa captivité continue après son retour à Assise et l'oblige à calmer ses ardeurs. Il rêve alors de hauts faits d'armes pour être adoubé chevalier et acquérir le rang de noblesse. Mais tandis qu'il veut rejoindre l'armée de Gauthier de Brienne, un songe à Spolète lui fait abandonner ce projet. De retour à Assise, il abandonne peu à peu ses compagnons de fête et fréquente de plus en plus souvent les chapelles de la vallée dite Val di Spoleto. En 1205 il a 23 ans. Alors qu'il est en prière devant le crucifix de la chapelle Saint-Damien, Francesco entend une voix lui demandant de "réparer son Église en ruine". Prenant l'ordre au pied de la lettre, il vend à Foligno des marchandises du commerce de son père pour pouvoir restaurer la vieille chapelle délabrée. Furieux des excentricités de son fils, Pierre Bernardonne exige qu'il lui rende des comptes et le convoque en justice. Francesco, se réclamant d'un statut de pénitent qui le fait échapper à la justice laïque, sera alors convoqué par l'évêque. Lors de son audition sur la place d'Assise, au printemps 1206, François rend alors l'argent qui lui reste, ainsi que ses vêtements et, se retrouvant nu, il dit à son père et à la foule rassemblée: « Jusqu'ici je t'ai appelé père sur la terre ; désormais je peux dire : “ Notre Père qui êtes aux cieux, puisque c'est à Lui que j'ai confié mon trésor et donné ma foi ». L'évêque d'Assise le prend alors sous sa protection. François part pour Gubbio. Revenant à Assise vers l'été 1206, il restaure successivement les chapelles de Saint-Damien, de Saint-Pierre, et de la Portioncule. Au début de 1208, dans la chapelle de la Portioncule (La Porziuncola), François comprend enfin le message de l'Évangile : « Dans votre ceinture, ne glissez ni pièce d'or ou d'argent, ni piécette de cuivre. En chemin, n'emportez ni besace, ni tunique de rechange, ni sandales, ni bâton » (Matthieu 10,9). Il se retire dans une pauvreté absolue, se consacrant à la prédication et gagnant son pain par le travail manuel ou l'aumône. Il change son habit d'ermite pour une tunique simple. La corde remplace sa ceinture. Il est probable que sa fréquentation des lépreux date de cette époque et de la stabilité qu'il pouvait trouver auprès de la léproserie voisine. Bernard, fils de Quintavalle, et Pierre de Catane le rejoignent très vite, puis d'autres encore et François se retrouve à la tête d'une petite communauté. En 1210, le pape Innocent III, qui l'a vu en rêve soutenant la basilique Saint-Jean de Latran en ruines, valide verbalement la première règle rédigée par François régissant la fraternité naissante. Rapidement, l'ordre franciscain tel que l'avait conçu François est dépassé par son succès et s'organise contre les vœux du fondateur, si bien qu'après un voyage en Égypte et une rencontre étonnante avec le sultan Al-Kamel (1219), François confie la direction de l'ordre à Pierre de Catane puis à Élie d'Assise. Il désapprouve également le goût naissant des Franciscains pour l'étude et l'enseignement, si bien qu'il refuse un jour d'entrer dans une maison conventuelle à Bologne lorsqu'il apprend qu'elle est surnommée « Maison des frères » et qu'elle comporte une école. En 1221, durant le Chapitre général, il couche sur le papier la règle officielle qu'il veut donner à l'ordre. Ce texte, appelé aujourd'hui Regula prima, est jugé trop long et trop flou pour être praticable. François d'Assise par Francisco de ZurbaránEn 1222, François se rend à Bologne où, à la demande de laïcs, il créera un troisième Ordre après celui des frères mineurs et des sœurs pauvres : le Tiers-Ordre, appelé aujourd'hui Fraternité séculière. En février 1223, François se retire dans un ermitage pour reprendre la rédaction de la règle. Celle-ci sera discutée au chapitre de juin puis approuvée par la bulle Solet annuere du pape Honorius III, d'où son nom de Regula bullata. En août 1224, Francesco se retire avec quelques frères au monastère de La Verna. Le 17 septembre (3 jours après la fête catholique de la Croix glorieuse), il reçoit les stigmates. Désormais, il est souvent malade, et est en proie à des crises d'angoisses. Il se réfugie dans une hutte près de l'église Saint-Damien, où il avait commencé son itinéraire spirituel et où vit la communauté des sœurs pauvres initiée par Claire d'Assise. Il y écrit son « Cantique de frère soleil » (ou « Cantique des créatures »), premier texte en italien moderne), célébration de Dieu en sa création, et l'un des grands poèmes italiens. Il meurt le 3 octobre 1226, dans la chapelle du Transito (qu'on peut voir ainsi que la chapelle du Portioncule, conservées intactes et englobées dans la basilique Sainte Marie des Anges dans le Val di Spoleto non loin de la ville haute d'Assise). Il laisse un Testament où il professe son attachement à la pauvreté évangélique et à la Règle. François a été canonisé dès 1228 par le pape Grégoire IX. Il fait partie des saints catholiques les plus populaires et sans doute celui qui est le mieux accueilli parmi les non catholiques ou non chrétiens. À la suite de la nuit qu'il célébra dans une grotte à Greccio, l'usage de la crèche de Noël 's'est répandu dans la famille franciscaine puis dans les foyers. À la suite de sa rencontre avec le sultan à Damiette, l'annonce de la prière par les cloches, puis l'Angélus se sont répandus. François est le patron notamment des louveteaux (branche du scoutisme réservée aux jeunes enfants), des écologistes et des animaux. Le pape Benoît XVI a déploré que la figure de saint François ait subi les assauts de la sécularisation.
Rue Saint-François-d’Assise
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Titre completRue Saint-François-d’Assise
Créateur / AuteurDaniel Robert
TypeTexte
LangueFrançais
CouvertureTrois-Rivières (avant le 1er janvier 2002)
DroitsDroits appartenant au créateur.
Contributeur : Alain Tapps
ID : 6487
Publication : 30 août 2024
Lien direct : https://troisrivieresnumerique.ca/documents/rue-saint-francois-dassise/
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