Rue St-François-Xavier

Au XVIIe siècle, la rue Saint-François-Xavier était, en dehors du bourg, bordée:
- du côté est par une terre en censive accordée à Jacques Hertel le 5 septembre 1644; cette terre était de 12 arpents 65
perches et un tiers de superficie, mesurant 8 perches et 12 pieds de front sur le bourg ("redoute des champs", rue
Saint-Pierre) sur 14 arpents et 6 perches de profondeur;
- du côté ouest par une parcelle de la seigneurie de Godefroy, connue comme étant le fief du Haut-Boc dans sa partie
sud et le Longchamp dans sa partie nord.

Le premier plan cadastral de Trois-Rivières fut confectionné en 1873. Les grands propriétaires, comme les Ursulines, firent alors lotir leurs terres afin de mettre en vente des parcelles pour la construction. Ce premier travail d'arpentage général fut cependant précédé de quelques transactions foncières qui avaient pour but d'ajuster immédiatement le plan aux aménagements prévus. Ainsi, du 20 au 28 août 1873, l'arpenteur Louis-O.-A. Arcand, accompagné du vicaire-général Charles-Olivier Caron (procureur des Ursulines) et de deux témoins, Benjamin Bourgeois et Achille Bailey, parcoururent en tous sens les champs du domaine des Ursulines. Marquant les points de mesurage "avec des poteaux de pin sciés et plantés douze pouces en terre et six pouces hors de terre", il dressèrent alors le procès-verbal de la subdivision en lots des terres appartenant aux religieuses. Ce faisant - et sans doute suivant le désir des Ursulines et de la municipalité -, il réservèrent des espaces pour le prolongement des rues Saint-François-Xavier, Saint-Charles (Hart), De Tonnancour et du Collège, ainsi que pour l'ouverture des rues des Commissaires, Sainte-Hélène, Sainte-Ursule et Sainte-Angèle.

Le 6 octobre 1873, les Ursulines de Trois-Rivières échangèrent deux de leurs terrains de la rue Saint-François-Xavier contre deux autres situés sur la même rue, plus près du monastère, et appartenant l'un à Richard Gennis et France Giles, l'autre à Joseph-Octave Lottinville. Elles profitèrent de la même occasion pour vendre un autre emplacement, le lot 2126 (rue Saint-François-Xavier, angle Saint-Pierre), à Lottinville qui le revendit à François-Xavier Panneton, "à rente annuelle de 9$" payable aux Ursulines. Mais, en 1878, Panneton étant en faillite, les Ursulines décidèrent de racheter l'emplacement qui semble avoir été revendu peu après à Sévère Lottinville.Daniel ROBERT, Répertoire des toponymes de Trois-Rivières, SCAP.

La rue Saint-François-Xavier est l'une des plus anciennes voies de communication de Trois-Rivières, dans l'Arrondissement historique. Son nom rappelle la mémoire de saint François-Xavier (1506-1552), l'un des fondateurs de la Compagnie de Jésus.

Lors de son ouverture, en 1650, les tronçons de la rue Saint-François-Xavier portaient deux noms différents de chaque côté de la rue Notre-Dame (des-Ursulines): Saint-Joseph (au sud) et Saint-Michel (au nord) tout comme c'était le cas pour les rues Saint-Louis et Saint-Jean.

Le vocable de la rue Saint-François-Xavier à Trois-Rivières aurait été substitué à celui du fondateur des Récollets, saint François d'Assise, sous l'influence des Jésuites.

Au XVIIe siècle, la rue Saint-François-Xavier était, en dehors du bourg, bordée:
- du côté est par une terre en censive accordée à Jacques Hertel le 5 septembre 1644; cette terre était de 12 arpents 65
perches et un tiers de superficie, mesurant 8 perches et 12 pieds de front sur le bourg ("redoute des champs", rue
Saint-Pierre) sur 14 arpents et 6 perches de profondeur;
- du côté ouest par une parcelle de la seigneurie de Godefroy, connue comme étant le fief du Haut-Boc dans sa partie
sud et le Longchamp dans sa partie nord.

Date1650
CollectionEncyclopédie Trifluviana
SourceDaniel ROBERT, "Le domaine des Ursulines de Trois-Rivières et l'espace urbain, XVIIe-XXe siècles", dans: Patrimoine trifluvien (bulletin annuel d'histoire de la Société de conservation et d'animation du patrimoine de Trois-Rivières), no 7, juin 1997, p. 6, 7, 18 et 19. Daniel ROBERT, "Les toponymes", dans: Carnet du patrimoine (bulletin de liaison de la Société de conservation et d'animation du patrimoine de Trois-Rivières), numéro spécial, juin 1998, p. 10. René VERRETTE, Les rues de Trois-Rivières: leur origine et leur histoire, Trois-Rivières, Cahiers historiques no 2, 1984, 101 p. (TRI 971.445 V553r).

Poster le commentaire