Troupe de théâtre Les Compagnes de Notre-Dame

Le 25 août 1929, l'association de 60 jeunes hommes Cercle dramatique Notre-Dame devint Les Compagnons de Notre-Dame. Quinze jours plus tard, le 9 septembre, l'existence de la section féminine de 80 jeunes filles fut officialisée par la formation des Compagnes de Notre-Dame.En novembre 1936, la troupe fut autorisée à présenter des pièces à distribution mixte. Mais la mixité ne fut reconnue qu'avec l'arrivée de Gérard Robert comme directeur artistique, en mars 1941, alors que la section féminine fut absorbée par les Compagnons
Les Compagnons de Notre-Dame furent, selon les mots du professeur Rémi Tourangeau, "une école d'art dramatique qui a contribué à la grande cause du théâtre trifluvien".

L'histoire de cette troupe de théâtre paroissial commença quelques années après la création (1911) de la paroisse Notre-Dame-des-Sept-Allégresses de Trois-Rivières, confiée aux Franciscains, alors que des membres de la Garde paroissiale (fondée le 20 juin 1920) manifestèrent le désir de meubler leurs temps de loisirs par le théâtre. Le Cercle dramatique Notre-Dame, fondé par Joseph-Edétius Bellemare, avec l'approbation des pères franciscains qui voyaient là un moyen de combattre l'influence du théâtre profane, donna son premier spectacle, "Don José", le 15 février 1921.

Le 25 août 1929, l'association de 60 jeunes hommes devint Les Compagnons de Notre-Dame, sous l'égide du curé, le père Théodoric Paré. Quinze jours plus tard, le 9 septembre, l'existence de la section féminine de 80 jeunes filles fut officialisée par la formation des Compagnes de Notre-Dame.

En novembre 1936, la troupe fut autorisée à présenter des pièces à distribution mixte. Mais la mixité ne fut reconnue qu'avec l'arrivée de Gérard Robert comme directeur artistique, en mars 1941, alors que la section féminine fut absorbée par les Compagnons qui, en même temps, abandonnèrent le théâtre "de propagande". Le 4 juin 1943, on fonda même l'Agence Théâtre enr. pour négocier les contrats de la troupe. Les Compagnons de Notre-Dame connurent alors leurs heures de gloire. La grande époque se termina aussi avec le départ de Robert en septembre 1955. Trois ans plus tard, poussée par le père Gonzalve Poulin et les Franciscains, la troupe coupa tous les liens qui l'unissaient à la paroisse Notre-Dame-des-Sept-Allégresses et obtint, le 24 février 1958, des lettres patentes la constituant en corporation indépendante: Les Compagnons de Notre-Dame inc. Douze ans plus tard, en 1970, la troupe mit fin à ses activités. Une nouvelle troupe lui succéda en 1977: Les Nouveaux Compagnons.

De 1921 à 1958, le Cercle dramatique Notre-Dame et Les Compagnons de Notre-Dame présentèrent 124 oeuvres, soit 57 comédies, 54 drames, 7 opérettes et 6 vaudevilles.

Durant les premières années de son existence, la troupe se produisait au sous-sol de l'église Notre-Dame-des- Sept-Allégresses et à l'école Saint-François-Xavier. Puis, durant 30 ans, de 1928 à 1958, les spectacles furent donnés parfois à l'Académie De La Salle mais surtout dans la Salle Notre-Dame, construite en 1928 à côté de l'école du même nom. Cette salle fut un centre d'activités paroissiales polyvalent, servant à la fois de salle de quilles, de cinéma et de spectacle. Le théâtre, surtout, fit sa renommée.

À l'extérieur de Trois-Rivières, la troupe s'est notamment produite sur des scènes de Québec (Palais Montcalm), Portneuf, Chicoutimi, Rimouski, Joliette, Sherbrooke et Montréal.

J.-Antonio Thompson fut le premier directeur musical des Compagnons de Notre-Dame (8 septembre 1929). Louis-Philippe Poisson voua quelque 50 années de sa vie à l'art théâtral, principalement au sein de la troupe Les Compagnons de Notre-Dame dont il fut membre dès 1930.

Date1929
CollectionEncyclopédie Trifluviana
Source Daniel ROBERT, "La vie culturelle trifluvienne", dans: Patrimoine trifluvien (bulletin annuel d'histoire de la Société de conservation et d'animation du patrimoine de Trois-Rivières), no 10, août 2000, p. 17. Rémi TOURANGEAU (sous la direction de), Répertoire des troupes de Trois-Rivières, Éditions Cédoleq, 1984, 147 pages.

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