Au début de la décennie 1840, au moment où les commissaires mirent en place un réseau d'écoles, l'axe des rues du Platon - des Forges - Lejeune servait de ligne de division d'arrondissements scolaires dans la ville de Trois-Rivières. Au moins deux écoles de garçons se trouvaient au nord-est de cette ligne, dont celle de Peter Scannell.
Peter Scannell, déjà maître d'école en 1843, était établi dans la maison de P.-B. Dumoulin en 1852. Trois ans plus tard, les commissaires louèrent, pour lui, la maison de la veuve A. Hart à l'angle des rues Hart et des Forges. Judith Dussault prit la relève de Scannell en 1859 et s'installa sur la rue Plaisante (aujourd'hui partie de la rue Radisson, entre Royale et Sainte-Marie) en 1864. Son école était fréquentée par 68 élèves en 1884. Trois ans plus tard (1887), Judith Dussault était toujours maîtresse d'école dans cette partie de la ville. L'était-elle encore en 1890 ? Cette année-là, en mars, l'évêque de Trois-Rivières, Mgr Louis-François Laflèche, s'adressa aux commissaires pour demander qu'une succursale des Frères des Écoles chrétiennes soit établie dans le quartier.
Au début d'avril 1890, la Commission scolaire fit l'acquisition de la propriété de Richard Ferron (ou Dupont), à l'angle des rues Sainte-Marie et Niverville, pour la somme de 1 800 $. Il s'agissait d'un terrain et d'une modeste maison d'un seul étage mesurant 37 pieds sur 28. Dès septembre suivant, les Frères des Écoles chrétiennes prenaient en charge la nouvelle école de garçons Notre-Dame. Deux ans plus tard, l'établissement était déjà insuffisant: sur 150 à 200 enfants d'âge scolaire, seulement 92 pouvaient être admis dans l'espace disponible. En juin 1900, la Commission scolaire demanda des soumissions pour la construction d'une nouvelle maison d'école de deux étages, avec un clocheton, pouvant contenir quatre salles de classe.
L'école Sainte-Marie - nom qu'on lui donna en 1913 - put ainsi répondre aux besoins durant un peu plus d'une dizaine d'années. En 1914, l'édifice ne pouvait plus loger la population scolaire du quartier en pleine croissance. Les élèves de la paroisse Notre-Dame-des-Sept-Allégresses déménagèrent dans la nouvelle école Notre-Dame-des-Pins, à l'angle des rues Saint-François-Xavier et de Foix.
En 1951, la vieille maison d'école fut démolie et remplacée par un édifice moderne, en brique, inauguré le 30 avril 1952.