Voir aussi Hôtel Saint-Louis de Trois-Rivières
Charles-Édouard Pagé fut hôtelier et hommes d'affaires.
* * *
Le 22 juin 1908, jour du grand feu de Trois-Rivières, Charles-Édouard était propriétaire de l'hôtel Saint-Louis, de 8 chambres, jouxtant le marché aux denrées, sur la rue des Forges. Pagé subit alors des pertes de 22 000 $.
Après l'incendie, Pagé reconstruisit l'hôtel Saint-Louis sur le même site. L'édifice en brique de quatre étages mettait une trentaine de chambres à la disposition des voyageurs. Au fil des ans, l'hôtel fut considérablement agrandi par l'ajout de chambres situées dans un édifice voisin dont la façade donnait sur la rue Notre-Dame Centre. Dans les années 1920, l'hôtel Saint-Louis se présentait comme le lieu de "rendez-vous des voyageurs de commerce" et un hôtel de première classe. Mais, au cours des années 1930, Pagé sembla éprouver des difficultés à conserver une bonne clientèle de voyageurs. Il commença à louer des chambres avec pension hebdomadaire ou mensuelle "à des taux très raisonnables" écrit Le Nouvelliste du 20 janvier 1936. Pour maintenir son établissement à flot, il misa de plus en plus sur la salle à manger et, surtout, la taverne de l'hôtel dont il vantait les mérites comme « lieu de rencontre et de discussion ». Depuis deux ans, il tenait un cabaret, le "Café Le Mauricien", afin de mieux concurrencer le Roxy de l'hôtel Victoria et le Régal. Des "artistes locaux distingués" eurent alors l'occasion de donner "sans cérémonie" leurs spectacles. L'hôtel Saint-Louis effectua un virage qui allait le sortir de la classe des hôtels de premier choix.
* * *
En 1927, Charles-Édouard Pagé fonda la compagnie Pagé Construction sous le nom de The Page Construction and Equipment Company Limited. Il dirigea son entreprise durant 10 ans, jusqu'en 1937 alors que son fils, Léon Pagé, devint actionnaire majoritaire de l'entreprise et, de ce fait, le nouveau directeur.