À Trois-Rivières, la Bande musicale des amateurs des Trois-Rivières (1846-1851) donna des concerts publics et participa à la fête de la Saint-Jean-Baptiste. La Société harmonique des Trois-Rivières (1851-1878) paradait occasionnellement en uniforme et accueillait les invités de marque au port, comme aussi la Fanfare du 86e Bataillon d'infanterie de Trois-Rivières (1871). De même, la Société Sainte-Cécile, fondée en 1877 et devenue l'Union musicale en 1881, participait à toutes les fêtes et manifestations publiques et donnait régulièrement des concerts dans le parc Champlain et dans le parc Laviolette, sur le Platon.
La Société philharmonique des Trois-Rivières fut fondée en 1879 par Arthur Lanthier et Charles Dupont-Hébert. Disparue l'année suivante, elle réapparut en 1886 sous le nom d'Harmonie trifluvienne et disparut à son tour l'année suivante. Un premier Orchestre symphonique de Trois-Rivières vit le jour en 1909. En mars 1918, une autre formation fut mise sur pied: la Symphonie de la Corporation ouvrière catholique de Trois-Rivières, qui était formée de 20 membres sous la direction musicale de Nazaire Marchand, organiste de l'église Sainte-Cécile. Cette formation donna naissance à un nouveau groupe, l'Association lyrique de Trois-Rivières, en avril 1919. La Philharmonie De La Salle fut créée l'année suivante (1920) et le choeur de l'Orphéon de Trois-Rivières en 1936.
Entre-temps, depuis 1910, l'organiste de la Cathédrale, J.-F. Paradis, dispensait des cours de piano et de violon à de nombreux élèves. En 1915, Arthur Plamondon ouvrit une école de chant au 19 rue du Platon et ses élèves présentèrent un concert le 4 septembre 1916. En 1921, Dame R. MacMillan, élève de Bellâtre à Paris et de Vanini à Florence, ouvrit aussi une école de chant dans l'édifice de la Corporation ouvrière catholique (C.O.C.) de Trois-Rivières, sur la rue Royale, derrière la Cathédrale. On signale aussi l'existence du Quatuor Alouette en 1922 et d'une société musicale privée, le Cercle Chopin, dans la résidence de Paul-Eugène Charbonneau en 1928. Puis la mise sur pied par Anaïs Allard-Rousseau d'un ensemble vocal de huit petits chanteurs, Les Petits colibris, en juin 1938 et du Club André-Mathieu, en 1942, pierre angulaire de la fondation des Jeunesses musicales (1949). Après avoir fondé le Quatuor des Chevaliers du Guet en 1936, J.-Antonio Thompson fonda aussi, en 1941, la Société chorale mixte de Trois-Rivières communément appelée "Choeur mixte Thompson" et comptant 80 voix.
Puis un second Orchestre symphonique de Trois-Rivières fut créé en 1943. Enfin, en 1948 eut lieu le premier concert de la Manécanterie de Trois-Rivières, chorale parfois surnommée "Les Petits chanteurs à la Croix de bois de Trois-Rivières", devenue Les Petits chanteurs trifluviens (1954) puis Les Petits chanteurs de Trois-Rivières (1962).
Tout cela, sans parler des nombreuses formations qui virent le jour dans les nouvelles paroisses, comme les chorales de Saint-Philippe (1909), de Sainte-Marguerite (1926), du Très-Saint-Sacrement (1926, Émile Roux) et de Saint-Pie-X (Paul Cabana, 1959), le Choeur Pro-Musica de Saint-Philippe (1967) et les gardes paroissiales de Sainte-Cécile (1948, Alcébéa Marcotte) et de Saint-Sacrement (1949, André Laferté). Les années 1950 et 1960 virent aussi la naissance d'une multitude d'autres groupes musicaux, comme les fanfares de corps de cadets et de majorettes qui se produisaient surtout à la Saint-Jean-Baptiste et au temps du carnaval.