L'école Saint-Louis-de-Gonzague, dans le quartier Saint-Louis de Trois-Rivières, ouvrit ses portes en 1871 et fut confiée aux Ursulines par la Commission scolaire de Trois-Rivières en 1891.En 1869, les commissaires d'écoles de Trois-Rivières décidèrent de construire une nouvelle maison d'école dans le quartier Saint-Louis, à l'angle des rues des Volontaires et Saint-Olivier. En mars 1870, un des sept soumissionnaires fut choisi pour bâtir la maison au coût de 1 700 $. Dès le mois de septembre suivant, Henriette Jacques (dame P. L. Caisse) y enseignait à 164 élèves.Mais, en 1877, les Sœurs de la Providence décidèrent de fermer leur école, tenue dans leur couvent, prétextant un manque d'espace. Les commissaires résolurent alors de fermer l'école de garçons d'Henriette Jacques et d'y installer plutôt l'école de filles du couvent de la Providence. Il la confièrent à Élize Larivière, de son vrai nom Marie-Élizabeth Beaudoin-Larivière, qui, en 1883, dispensait l'enseignement élémentaire à 75 élèves. À la fin de l'année scolaire 1890-1891 - l'année même où l'enseignement des Ursulines tombait sous le contrôle de la Commission scolaire - Élize Larivière fut congédiée à la suite d'une obscure histoire où elle aurait fait preuve "d'incapacité, négligence et inconduite". Dès le congédiement de l'enseignante, en août 1891, les commissaires demandèrent aux Ursulines de prendre la direction de l'école de filles du quartier Saint-Louis.L'école Saint-Louis-de-Gonzague, comme on l'appela plus tard, dispensait les cours primaire et secondaire jusqu'à la 12e année. Elle desservit les quartiers Saint-Louis et Notre-Dame jusqu'en 1910. Cette année-là, la Commission scolaire acheta la maison Bellefeuille, à l'angle des rues Saint-Maurice et Saint-François-Xavier, et demanda aux Ursulines d'y ouvrir une autre école pour desservir particulièrement la clientèle scolaire du quartier Notre-Dame. En septembre 1910, trois religieuses accueillirent les 103 élèves inscrites dont une bonne part provenait de l'école Saint-Louis-de-Gonzague.La vieille maison d'école Saint-Louis-de-Gonzague fut complètement détruite par le feu en 1926. Elle fut remplacée par un vaste édifice en brique de trois étages pouvant recevoir 375 élèves l'année suivante.En mai 1957, l'école Saint-Louis-de-Gonzague étant devenue trop étroite, la Commission scolaire projetta d'acheter un terrain appartenant aux Ursulines et situé sur la rue Hart, derrière le monastère des religieuses, entre les rues Saint-François-Xavier et Sainte-Cécile, pour y construire une école supérieure destinée aux jeunes filles: le Collège Marie-de-l'Incarnation. L'école Saint-Louis-de-Gonzague de Trois-Rivières devint ensuite un établissement d'enseignement secondaire. Puis, en 1961, tous les élèves du cours secondaire furent envoyés à la nouvelle école secondaire Sainte-Ursule, sur le boulevard du Carmel. L'école Saint-Louis-de-Gonzague redevint alors une école primaire. Quelques années plus tard, les laïques succédèrent aux Ursulines.Enfin, en mai 1976, la Commission scolaire décida de fermer l'établissement. Depuis ce temps, l'édifice loge le Conservatoire de musique de Trois-Rivières, lequel est rattaché directement au ministère de l'Éducation.
L'inspecteur d'écoles pour les villes de Trois-Rivières et de Cap-de-la-Madeleine Lucien Hamelin relatait ainsi, au profit du surintendant de l'Instruction publique, quelques-unes des cérémonies auxquelles il prit part durant l'année 1949-1950:
Lucien Hamelin participe "à plusieurs démonstrations scolaires: noces d'argent de
l'école Dollard, graduation des finissantes aux écoles Saint-Louis-de-Gonzague,
Sainte-Cécile et Saint-Joseph ; revue de gymnastique à l'Académie de la Salle;
démonstration patriotique à l'école Saint-François-Xavier à l'occasion de la fête de
Dollard; visite des expositions scolaires aux écoles Marie-Immaculée, Sainte-Marguerite,
Sainte-Angèle et Chamberland [...] ".
