Le grand incendie du 22 juin 1908 fut le plus dévastateur qu'ait connu la ville de Trois-Rivières.Ce lundi 22 juin 1908, le soleil est radieux, le temps est très sec mais un peu venteux. Un peu avant midi, deux jeunes garçons s'amusent derrière la maison familiale (un charretier et propriétaire d'une écurie de louage), au 26 rue Saint-Georges, angle Badeaux. Cherchant sa balle, l'un d'eux pénètre dans un hangar. Pour s'éclairer, il craque une allumette. Horreur! L'allumette tombe dans un tas de foin et de copeaux de bois. Le feu se déclare aussitôt. Les enfants apeurés par les flammes prennent la fuite. Mais le feu, lui aussi, court. En quelques instants, il atteint et dévore le hangar, l'écurie, la maison familiale puis celle des voisins. C'est déjà un grave incendie. Attisé par un fort vent du sud-ouest, l'élément destructeur se propage rapidement aux alentours, puis aux autres maisons de la rue Saint-Georges et de la rue Badeaux, vers le nord-est. Il va continuer de faire ses ravages pendant de nombreuses heures encore, éclairant la nuit suivante. Au petit jour, les Trifluviens voient l'étendue du désastre même s'ils ne sont pas en mesure d'établir avec précision le bilan du sinistre: quelque 800 bâtiments dont 215 résidences et commerces sont rasés.
Vers 1867, J. Q. Page était dentiste à Trois-Rivières. Il n'était probablement pas surchargé …