L'incendie de 1752 dura cinq jours, du 17 au 23 mai, détruisant la palissade du bourg, le monastère des Ursulines de Trois-Rivières, leur chapelle et leur hôpital, ainsi que 45 maisons des environs. À cette époque, la plupart des maisons étaient en bois.D'autres incendies majeurs causèrent des pertes importantes en 1856, 1863 et 1908.
L'incendie de 1752 aurait été allumé par des soldats de la garnison, dont un nommé Beaudoin. Il dura cinq jours, du 17 au 23 mai. Le feu détruisit toute la palissade du bourg, ainsi que 45 maisons des environs. Il atteignit aussi le monastère des Ursulines le lundi 22 mai: l'ensemble des bâtiments (leur couvent, leur chapelle et leur hôpital ) fut incendié; seuls les murs de pierre restèrent debout. La buanderie fut épargnée. L'édifice de deux étages avec mansardes fut reconstruit à partir des murs qui avaient résisté. Quelques bâtiments du bourg furent épargnés, dont l'église paroissiale (1710), la maison de René Godefroy de Tonnancour (1723), la maison des gouverneurs (1723), ainsi que le couvent des Récollets (1742).
Le 27 juillet suivant, Louis Franquet, ingénieur du roi en Nouvelle-France et l'un de ses plus grands architectes, effectua une visite d'inspection des fortifications incendiées de Trois-Rivières. La palissade du bourg avait été érigée de 1650 à 1653, partiellement reconstruite en 1685, restaurée et prolongée en 1691-1693, reconstruite en 1704 et de nouveau prolongée en 1721. Les pieux, selon Franquet, mesuraient de 10 à 12 pouces de diamètre et 12 pieds de hauteur.
Quant aux suspects, ils furent soumis à la question par le supplice des brodequins, mais on n'obtint pas de preuve suffisante pour les faire condamner. Le grand feu de 1752 était-il intentionnel (criminel) ou accidentel ? Nous l'ignorons.