John Bourgeois fut ingénieur de la Ville de Trois-Rivières.
Le 22 juin 1908, lors du grand incendie de Trois-Rivières et en l'absence de l'évêque, le curé de la ville, Mgr Jean-Baptiste Comeau, accompagné du chancelier du diocèse, Mgr Ubald Marchand, portant chacun un reliquaire, formèrent une procession à partir de la maison de John Bourgeois, ingénieur civil, et se rendirent jusqu'à celle du maire Tourigny. Plusieurs personnes se joignirent à la procession en chantant des hymnes. Aux intersections des rues, des sœurs de la Providence priaient pour que le fléau arrête ses progrès.
Après le grand incendie du 22 juin 1908, la Ville de Trois-Rivières projetta d'ouvrir un marché public, beaucoup plus au nord, dans le quartier Notre-Dame, suivant en cela la recommandation de l'ingénieur de la Ville, John Bourgeois. Dans une lettre qu'il adressait au Conseil municipal, le 26 juin, il écrivait:
" Je considère que le marché aux denrées doit disparaître pour faire place à des
établissements de commerce. Pourquoi, en effet, un marché dans le centre des
affaires (…) ? Nous avons là un terrain (qui) constituera une propriété de grande
valeur (…). Et si l'on tient absolument à cette anomalie qu'est un marché dans une
ville comme Trois-Rivières, qu'on le relègue dans un autre quartier… ".
Deux sites étaient proposés: l'un à l'angle des rues Champflour et Saint-Prosper; l'autre sur la rue Saint-Maurice, entre les rues Sainte-Julie et Nérée-Duplessis. Mais le projet n'eut pas de suite. En dépit de la position de Bourgeois, le nouveau marché aux denrées fut construit sur le même emplacement qu'auparavant, rue des Forges.
* * *
Vers 1909, les Ursulines de Trois-Rivières vendirent quatre lots, dans le quartier Sainte-Ursule (future paroisse Sainte-Cécile) de Trois-Rivières, à John Bourgeois.